Article 198: Insulting a court or judge
Texte légal (original thaï)
ผู้ใดดูหมิ่นศาลหรือผู้พิพากษาในการพิจารณาหรือพิพากษาคดี หรือกระทำการขัดขวางการพิจารณาหรือพิพากษาของศาล ต้องระวางโทษจำคุกตั้งแต่หนึ่งปีถึงเจ็ดปี หรือปรับตั้งแต่สองหมื่นบาทถึงหนึ่งแสนสี่หมื่นบาท หรือทั้งจำทั้งปรับ หมายเหตุ: [อัตราโทษ แก้ไขเพิ่มเติมโดยมาตรา ๕ แห่งพระราชบัญญัติแก้ไขเพิ่มเติมประมวลกฎหมายอาญา (ฉบับที่ ๒๖) พ.ศ. ๒๕๖๐]
traduction anglaise
Quiconque insulte un tribunal ou un juge lors du procès ou du jugement d'une affaire, ou commet un acte entravant le bon déroulement du procès ou du jugement, est passible d'une peine d'emprisonnement d'un à sept ans, d'une amende de vingt mille à cent quarante mille bahts, ou des deux.
This English translation is provided for reference only and has not yet been firm-verified. Always rely on the Thai original.
Annotation de l'entreprise
Cette section vise deux types de comportements : (1) l’insulte à un tribunal ou à un juge lors d’un procès ou d’un jugement ; et (2) les actes d’obstruction au procès ou au jugement. Selon l’interprétation des tribunaux, l’insulte à un juge consiste en un comportement qui porte atteinte à la crédibilité de l’exercice de la fonction judiciaire par le juge aux yeux de l’auteur de l’insulte, et ce comportement doit être lié à la fonction judiciaire du juge. Intégrée au Titre relatif aux infractions contre les fonctionnaires de justice, cette disposition protège l’administration de la justice, contrairement à la diffamation ou à l’insulte ordinaires (articles 326 et 393), car elle vise la fonction judiciaire elle-même. La peine minimale d’un an d’emprisonnement en fait une infraction grave.
Pourquoi cela est important en pratique
Les conséquences sont bien réelles : la peine minimale est d’un an d’emprisonnement, une condamnation n’est donc pas une simple amende. Le lien avec la fonction judiciaire du juge est déterminant, et la jurisprudence a étendu l’infraction au fait d’intenter une action en justice de mauvaise foi contre un juge ou de tenir des propos mettant en cause son impartialité dans l’exercice de ses fonctions, par opposition à une critique sincère et de bonne foi formulée par les voies appropriées. Les parties et leurs représentants doivent être attentifs à la formulation de leurs griefs et conclusions à l’encontre des juges. La frontière entre critique légitime et insulte étant tributaire des faits, Conseils en droit pénal en Thaïlande Il est fortement conseillé de faire preuve de prudence avant de publier ou de déposer des déclarations concernant un tribunal ou un juge.
Décisions de la Cour suprême interprétant cette section
-
Arrêt de la Cour suprême n° 5069/2565 (2022)
Insulter un juge au sens de l'article 198 signifie une conduite qui diminue la valeur de l'exercice par le juge de sa fonction juridictionnelle aux yeux de la personne qui commet l'insulte.
La Cour suprême a expliqué la signification de l'insulte à un juge au sens de l'article 198 comme une conduite diminuant la valeur de la décision du juge, et a abordé la portée de qui est protégé en tant que tribunal ou juge en vertu de cette disposition.
-
Arrêt de la Cour suprême n° 4302/2563 (2020)
Intenter une action en justice de mauvaise foi contre un juge pour se venger d'un résultat défavorable, plutôt que d'exercer de bonne foi le droit d'intenter une action en justice, constitue une insulte au juge dans le cadre de l'adjudication en vertu de l'article 198.
La cour a jugé que la poursuite du défendeur était une action de mauvaise foi et de représailles fondée sur la perte de l'affaire sous-jacente, et non un usage légitime du droit de poursuivre, et équivalait donc à insulter un juge dans le cadre du jugement d'une affaire en vertu de l'article 198.
-
Arrêt de la Cour suprême n° 8244/2563 (2020)
Les déclarations critiquant les juges comme manquant d'équité dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires constituent l'infraction d'insulte à un juge lors du procès ou du jugement d'une affaire en vertu de l'article 198.
Le tribunal a constaté que les déclarations du défendeur, bien que formulées en partie sous forme de questions, critiquaient en substance les juges pour leur manque d'équité dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires et constituaient donc une insulte à un juge au sens de l'article 198.
Décisions sélectionnées avec numéros de dossier vérifiés dans la base de données de la Cour suprême. Les versions anglaises sont des traductions éditoriales réalisées par le cabinet à des fins d'étude.
Cited in 10 Supreme Court decisions (1963 to 2022)
Selected citing decisions
- Decision 8244/2563 (2020)
- Decision 4302/2563 (2020)
- Decision 3951/2562 (2019)
- Decision 19706/2555 (2012)
- Decision 10611/2555 (2012)
- Decision 1456/2506 (1963)
- Decision 5069/2565 (2022)
- Decision 1699/2512 (1969)
This list is selected automatically, weighted towards judgments that turn on this section rather than ones that merely recite it when passing sentence. It has not yet been reviewed by the firm.
Most often cited alongside
- Article 90 4
- Article 136 4
- Thai CrPC s. 158 3
- Article 56 3
- Article 157 3
- Article 83 3
Sections that appear in the same judgments as this one most often. The figure is the number of decisions.
Counted across the firm's corpus of 83 652 Supreme Court decisions, 1921 to 2026. The count is complete; the stated year range trims rare outliers so it describes where the citations actually sit. These figures are computed by us and are not official court statistics. How we count these, and what we measured
Foire aux questions
Qu’est-ce qui constitue une insulte à un juge au sens de l’article 198 ?
Les tribunaux qualifient ce comportement de dévalorisant l'exercice de la fonction judiciaire par un juge, en lien avec le procès ou le jugement d'une affaire. Il doit concerner le rôle judiciaire du juge et non un simple différend personnel.
Le fait de critiquer une décision de justice peut-il donner lieu à des poursuites en vertu de l'article 198 ?
Une critique sincère et de bonne foi, formulée par les voies appropriées, se distingue d'une insulte. La jurisprudence a toutefois considéré les poursuites de mauvaise foi intentées contre des juges et les déclarations mettant en cause l'impartialité d'un juge dans l'exercice de ses fonctions comme des infractions au sens de l'article 198.
Quelle est la gravité de la sanction prévue à l'article 198 ?
C'est une infraction grave : elle est passible d'une peine d'emprisonnement d'un à sept ans, d'une amende de 20 000 à 140 000 bahts, ou des deux. La peine minimale d'un an signifie qu'elle est considérée comme une atteinte grave à l'administration de la justice.
Guides connexes sur ThaiLawOnline
Cite this section
-
Plain citation
Penal Code, s. 198 (Thailand) -
Academic citation
Penal Code (Thailand), s. 198. ThaiLawOnline, https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-198/ (accessed 8 août 2026). -
Thai citation
ป.อ. มาตรา 198 -
Permalink
https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-198/ -
Embed on your site
<blockquote cite="https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-198/"><p>Whoever insults a court or a judge in the trial or adjudication of a case, or commits an act obstructing the trial or adjudication of the court, shall be liable to imprisonment from one year to seven years, or a fine from twenty thousand baht…</p><footer>Penal Code, s. 198 (Thailand) — <a href="https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-198/">ThaiLawOnline</a></footer></blockquote>
The Thai text is authoritative. The English is an unofficial translation by ThaiLawOnline, free to reuse with attribution.