Code pénal

Article 338: Blackmail

Texte légal (original thaï)

ผู้ใดข่มขืนใจผู้อื่น ให้ยอมให้ หรือยอมจะให้ตนหรือผู้อื่นได้ประโยชน์ในลักษณะที่เป็นทรัพย์สิน โดยขู่เข็ญว่าจะเปิดเผยความลับซึ่งการเปิดเผยนั้นจะทำให้ผู้ถูกขู่เข็ญหรือบุคคลที่สามเสียหาย จนผู้ถูกข่มขืนใจยอมเช่นว่านั้น ผู้นั้นกระทำความผิดฐานรีดเอาทรัพย์ ต้องระวางโทษจำคุกตั้งแต่หนึ่งปีถึงสิบปี และปรับตั้งแต่สองหมื่นบาทถึงสองแสนบาท หมายเหตุ: [อัตราโทษ แก้ไขเพิ่มเติมโดยมาตรา ๔ แห่งพระราชบัญญัติแก้ไขเพิ่มเติมประมวลกฎหมายอาญา (ฉบับที่ ๒๖) พ.ศ. ๒๕๖๐]

traduction anglaise

Whoever compels another person to give, or to agree to give, a benefit in the nature of property to himself or to another person, by threatening to disclose a secret the disclosure of which would injure the person threatened or a third person, so that the person compelled submits, commits the offence of blackmail and shall be liable to imprisonment from one to ten years and a fine from twenty thousand to two hundred thousand baht.

ThaiLawOnline translation, written from the Thai original and verified

Annotation de l'entreprise

Le chantage visé à l'article 338 est une forme d'extorsion spécialisée et plus sévèrement punie. Son élément distinctif réside dans la nature de la menace : l'auteur menace de divulguer un secret dont la révélation porterait préjudice à la victime ou à un tiers. L'existence d'un secret réel est essentielle. Si l'information menacée de divulgation est fausse et ne constitue donc pas un secret, l'acte ne constitue pas un chantage, mais peut néanmoins être qualifié d'extorsion au sens de l'article 337, en tant qu'atteinte à la réputation. L'infraction est consommée lorsque la victime remet ou accepte de remettre un bien ; en cas de refus, l'acte est qualifié de tentative de chantage. La peine encourue, de un à dix ans d'emprisonnement, est nettement plus lourde que pour une simple extorsion.

Pourquoi cela est important en pratique

La condamnation est lourde : de un à dix ans d’emprisonnement et une amende. Deux points sont essentiels pour la défense. Premièrement, la divulgation menacée doit concerner un véritable secret ; si le secret allégué est faux ou déjà public, l’accusation de chantage peut être rejetée, même si une autre infraction pourrait être retenue. Deuxièmement, si la victime n’a jamais cédé, il s’agit d’une tentative et non d’une infraction consommée. Le chantage est souvent associé à des pratiques modernes telles que les menaces de diffusion en ligne d’images ou de messages privés. Puisque l’infraction protège un secret, les détails que l’accusé divulgue pour sa défense doivent être choisis avec soin. Voir notre aperçu de droit pénal en Thaïlande.

Décisions de la Cour suprême interprétant cette section

  1. Arrêt de la Cour suprême n° 1188/2561 (2018)

    Le fait de contraindre une autre personne à accorder un avantage matériel en menaçant de divulguer un secret dont la divulgation causerait un préjudice constitue le chantage ; lorsque la victime refuse de payer, il s'agit d'une tentative de chantage.

    Le tribunal a estimé que les actes constituaient un chantage, mais comme la victime n'a pas remis l'argent demandé, l'infraction était une tentative de chantage plutôt qu'un chantage consommé.

  2. Arrêt de la Cour suprême n° 10843/2553 (2010)

    Si l'information menacée de divulgation est fausse et n'est donc pas un secret, la conduite n'est pas un chantage au sens de l'article 338, mais menacer de nuire à la réputation pour obtenir de l'argent est une extorsion au sens de l'article 337.

    L'accusé a menacé un moine en l'informant faussement d'une relation sexuelle. Puisque les faits étaient faux et non secrets, il ne s'agissait pas de chantage, mais l'atteinte à la réputation qui a contraint la victime à payer constitue une extorsion au sens de l'article 337, paragraphe 1.

Décisions sélectionnées avec numéros de dossier vérifiés dans la base de données de la Cour suprême. Les versions anglaises sont des traductions éditoriales réalisées par le cabinet à des fins d'étude.

Cited in 13 Supreme Court decisions (1971 to 2020)

Selected citing decisions

  • Decision 12685/2558 (2015)
  • Decision 10843/2553 (2010)
  • Decision 2898/2549 (2006)
  • Decision 662/2548 (2005)
  • Decision 1869/2536 (1993)
  • Decision 2486/2529 (1986)
  • Decision 1945/2514 (1971)
  • Decision 1188/2561 (2018)

This list is selected automatically, weighted towards judgments that turn on this section rather than ones that merely recite it when passing sentence. It has not yet been reviewed by the firm.

Most often cited alongside

Sections that appear in the same judgments as this one most often. The figure is the number of decisions.

Counted across the firm's corpus of 83 652 Supreme Court decisions, 1921 to 2026. The count is complete; the stated year range trims rare outliers so it describes where the citations actually sit. These figures are computed by us and are not official court statistics. How we count these, and what we measured

Foire aux questions

En quoi le chantage diffère-t-il de l'extorsion ordinaire ?

Le chantage au sens de l'article 338 nécessite une menace de divulgation d'un secret préjudiciable et entraîne une peine plus lourde que l'extorsion ordinaire au sens de l'article 337.

Et si le secret qui menace d'être révélé est faux ?

Si l'affaire est fausse et ne constitue pas un véritable secret, la conduite ne constitue pas un chantage au sens de l'article 338, bien qu'elle puisse encore constituer une extorsion au sens de l'article 337 en tant que menace à la réputation.

Quelle est la peine encourue pour chantage ?

L'article 338 prévoit une peine d'emprisonnement d'un à dix ans et une amende de vingt mille à deux cent mille bahts.

Guides connexes sur ThaiLawOnline

Cite this section

  • Plain citation Penal Code, s. 338 (Thailand)
  • Academic citation Penal Code (Thailand), s. 338. ThaiLawOnline, https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-338/ (accessed 8 août 2026).
  • Thai citation ป.อ. มาตรา 338
  • Permalink https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-338/
  • Embed on your site <blockquote cite="https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-338/"><p>Whoever compels another person to give, or to agree to give, a benefit in the nature of property to himself or to another person, by threatening to disclose a secret the disclosure of which would injure the person threatened or a third person, so that…</p><footer>Penal Code, s. 338 (Thailand) — <a href="https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-338/">ThaiLawOnline</a></footer></blockquote>

The Thai text is authoritative. The English is an unofficial translation by ThaiLawOnline, free to reuse with attribution.

Ce document a une vocation pédagogique et ne constitue pas un avis juridique. Veuillez consulter un avocat thaïlandais qualifié avant de vous fier à toute disposition de ce document.

Retour en haut de la page
WhatsApp LINE Appeler Rendez-vous