Code pénal

Article 72: Provocation (heat of passion)

Texte légal (original thaï)

ผู้ใดบันดาลโทสะโดยถูกข่มเหงอย่างร้ายแรงด้วยเหตุอันไม่เป็นธรรม จึงกระทำความผิดต่อผู้ข่มเหงในขณะนั้น ศาลจะลงโทษผู้นั้นน้อยกว่าที่กฎหมายกำหนดไว้สำหรับความผิดนั้นเพียงใดก็ได้

traduction anglaise

Quiconque, provoqué par une oppression grave résultant d'un acte injuste, commet alors une infraction contre la personne qui l'a opprimé, le tribunal peut lui infliger une peine inférieure à celle prévue par la loi pour une telle infraction, et ce, dans toute la mesure où elle le juge nécessaire.

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Annotation de l'entreprise

L'article 72, relatif à la provocation, figure dans le Livre 1 et constitue une circonstance atténuante plutôt qu'un moyen de défense. Ses éléments constitutifs sont une oppression grave par un acte injuste, la colère née de cette oppression et une infraction commise contre l'auteur de l'oppression au moment même où la colère est encore vive. L'exigence que la riposte soit dirigée contre la personne qui l'a provoquée et qu'elle soit immédiate distingue la provocation de la vengeance calculée ; un délai de réflexion invalide généralement cette défense, bien que la jurisprudence admette qu'un court intervalle ne rompt pas la continuité de la provocation si la colère n'est pas apaisée. Puisqu'elle ne constitue qu'une circonstance atténuante, l'auteur de l'infraction est reconnu coupable de l'infraction sous-jacente (souvent un homicide en vertu de l'article 288), mais le tribunal peut prononcer une peine inférieure à la peine prévue par la loi. Cette circonstance est fréquemment invoquée conjointement avec la légitime défense et est appréciée au regard des faits de provocation et du moment où elle a été commise.

Pourquoi cela est important en pratique

L'article 72 est l'un des moyens de défense les plus fréquemment utilisés dans les affaires de crimes violents, notamment les homicides, car il permet de réduire considérablement la peine par rapport à la fourchette légale, tout en maintenant la condamnation. Son succès repose sur deux éléments : que l'accusé ait été gravement et injustement provoqué, et que sa réaction ait été immédiate et dirigée contre l'auteur de la provocation, alors que la colère était encore vive. La continuité de la provocation est souvent déterminante ; un bref intervalle, comme le fait de rentrer chez soi puis de revenir, ne suffit pas toujours à rompre le lien de provocation si la fureur n'est pas retombée, contrairement à un véritable apaisement. La provocation étant une notion contextuelle et souvent associée à la légitime défense, il est essentiel de présenter avec soin l'élément déclencheur et son timing. un avocat pénaliste thaïlandais peut réduire sensiblement l'exposition.

Décisions de la Cour suprême interprétant cette section

  1. Arrêt de la Cour suprême n° 1109/2567 (2024)

    La provocation au sens de l'article 72 n'est pas interrompue par un court intervalle si la colère persiste sans s'apaiser ; un accusé qui est brièvement parti et revenu alors qu'il était encore enragé a agi sous le coup de la passion.

    Après avoir reçu un coup de pied au visage, l'accusé a parcouru environ 600 mètres pour rentrer chez lui, puis est revenu. Le tribunal a estimé que ce court trajet n'avait pas interrompu sa colère, toujours vive, et que l'acte avait donc été commis sous le coup de la provocation, conformément à l'article 72.

  2. Arrêt de la Cour suprême n° 2952/2567 (2024)

    Un accusé qui tue la personne qui l'a provoqué sous l'effet de la passion est coupable de meurtre sous provocation, pour lequel l'article 72 autorise une peine inférieure au niveau légal.

    Le tribunal de première instance a reconnu le premier accusé coupable d'homicide involontaire sous l'effet de la provocation, en appliquant l'article 288 conjointement à l'article 72, et a réduit sa peine en conséquence. Cette affaire illustre comment la provocation peut atténuer la peine encourue pour un homicide volontaire commis sur l'auteur de la provocation.

Décisions sélectionnées avec numéros de dossier vérifiés dans la base de données de la Cour suprême. Les versions anglaises sont des traductions éditoriales réalisées par le cabinet à des fins d'étude.

Cited in 291 Supreme Court decisions (1957 to 2025)

Selected citing decisions

  • Decision 7400/2568 (2025)
  • Decision 1196/2564 (2021)
  • Decision 1020/2563 (2020)
  • Decision 6936/2562 (2019)
  • Decision 2440/2562 (2019)
  • Decision 1939/2561 (2018)
  • Decision 5486/2560 (2017)
  • Decision 11817/2556 (2013)

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Most often cited alongside

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Foire aux questions

Qu’est-ce que la provocation au sens de l’article 72 ?

Il s'agit d'une circonstance atténuante pour une personne qui, sous l'effet d'une provocation grave et injustifiée, commet une infraction à l'encontre de son agresseur, alors qu'elle est encore sous le coup de la colère. Le tribunal peut alors prononcer une peine inférieure au seuil légal, dans toute la mesure où cela est possible.

La provocation excuse-t-elle le crime ?

Non. L’article 72 réduit seulement la peine ; il n’efface pas la culpabilité. La personne est toujours reconnue coupable de l’infraction initiale, mais peut se voir infliger une peine inférieure à la peine prévue par la loi.

Un court délai suffit-il à invalider une allégation de provocation ?

Pas nécessairement. Les tribunaux admettent qu'un bref intervalle, comme le fait de s'absenter brièvement puis de revenir, peut ne pas suffire à mettre fin à la provocation si la colère n'est pas retombée, mais une véritable période de réflexion permet généralement de réfuter la demande.

Guides connexes sur ThaiLawOnline

Cite this section

  • Plain citation Penal Code, s. 72 (Thailand)
  • Academic citation Penal Code (Thailand), s. 72. ThaiLawOnline, https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-72/ (accessed 8 août 2026).
  • Thai citation ป.อ. มาตรา 72
  • Permalink https://www.thailawonline.com/fr/thai-penal-code/section-72/
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The Thai text is authoritative. The English is an unofficial translation by ThaiLawOnline, free to reuse with attribution.

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