Code de procédure pénale en Thaïlande : Connaissez vos droits

Dernière mise à jour : 18 juillet 2026

Le Code de procédure pénale thaïlandais (BE 2477, promulgué en 1934) constitue le cadre juridique fondamental régissant les procédures pénales au Royaume de Thaïlande. Cette loi définit clairement les étapes à suivre pour enquêter, poursuivre et juger les affaires pénales. Elle définit également les droits et les devoirs de chaque acteur du système de justice pénale.

Infographie illustrant les quatre étapes du code de procédure pénale en Thaïlande : enquête, poursuites, procès et appel

Table des matières

Structure et organisation relatif au Code de procédure pénale en Thaïlande

Le Code de procédure pénale est soigneusement organisé en deux parties principales. Chaque partie comporte plusieurs sections, chacune dotée de titres et de chapitres spécifiques. Ces sections couvrent différents aspects de la procédure pénale.

Section Description Base juridique Acteurs clés
Dispositions préliminaires Définit les rôles, les termes, les pouvoirs d'arrestation, la juridiction, les mandats et la détention. Articles 1 à 119 bis Tribunaux, police, procureurs
Enquête Ce document explique comment la police et les autorités recueillent des preuves et préparent les dossiers. Articles 120 à 156 Enquêteurs, procureurs
Procédures d'essai Ce document détaille le déroulement des audiences, les droits des témoins et les fonctions du juge. Code de procédure pénale + Code pénal thaïlandais Juges, avocats, interprètes
Condamnation et appels Ce document traite des verdicts, des droits d'appel, des délais et de la procédure devant les juridictions supérieures. Sections d'appel + Règles de la Cour suprême Cours d'appel, Cour Dika
droits des victimes Ce document décrit les protections offertes aux victimes, notamment en matière d'indemnisation et de sécurité. Loi sur l'indemnisation des victimes, Loi sur la protection des témoins Commission des victimes, police, tribunaux
Délai de prescription Les délais de poursuite varient selon le type d'infraction. Code de procédure pénale, Code pénal Procureurs, tribunaux
Extradition et coopération Règles relatives aux infractions transfrontalières, aux demandes d'extradition et aux traités Loi d'extradition BE 2551 (2008) Ministère de la Justice, DSI, Affaires étrangères

Partie I – Dispositions préliminaires (articles 1 à 119 bis)

Cette section fondamentale établit le cadre juridique à travers cinq titres principaux. Le titre I contient des dispositions générales, notamment les définitions de termes clés tels que “ tribunal ”, “ accusé ”, “ défendeur ”, “ victime ”, “ procureur ”, “ demandeur d’instruction ”, “ plainte ” et “ dénonciation ”. Le titre II traite des pouvoirs des demandeurs d’instruction et des compétences des tribunaux, établissant l’autorité d’enquête fondamentale et la compétence territoriale. Le titre III couvre les poursuites pénales et actions pénales, Le titre IV décrit la procédure d'introduction et de poursuite des affaires. Il régit les citations à comparaître et les mandats d'arrêt, et précise les modalités d'assignation et d'autorisation des actes officiels. Le titre V traite de manière exhaustive de l'arrestation, de la détention, de l'emprisonnement, des procédures de perquisition et des mécanismes de mise en liberté provisoire.

Partie II – Enquête (Sections 120-156)

Cette section établit la procédure d'enquête formelle menée par les autorités compétentes. Elle définit l'étendue des pouvoirs d'enquête, les modalités de collecte des preuves et les relations entre les enquêteurs et le parquet. La phase d'enquête constitue le lien essentiel entre la plainte ou la dénonciation initiale et les poursuites judiciaires.

Pièces supplémentaires du Code de procédure pénale en Thaïlande

Le Code comprend des sections relatives à la procédure judiciaire, à la présentation des preuves, aux appels et à l'exécution des jugements. Sa structure complète dépasse le cadre des règles préliminaires et d'enquête énoncées dans le code pénal. Elle s'étend jusqu'à la partie IX (traitant notamment de l'exécution des jugements). La section “ Dispositions complémentaires ” est imprécise et devrait être clarifiée. De plus, le tableau mélange le Code de procédure pénale avec d'autres lois (par exemple, la Loi sur l'indemnisation des victimes) sans distinction claire.

Principes fondamentaux

Le Code de procédure pénale thaïlandais repose sur plusieurs principes fondamentaux qui le distinguent de nombreux systèmes juridiques occidentaux. L'accusé est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, la charge de la preuve incombant à l'accusation. La Thaïlande applique un système de droit civil sans jury. Cela signifie que les juges statuent sur la culpabilité ou l'innocence en se fondant sur les preuves présentées. Le Code autorise le ministère public à engager des poursuites. Il permet également aux victimes d'engager des poursuites privées, leur donnant ainsi un accès direct à la procédure pénale.

Juridiction territoriale et personnelle

Le Code établit des paramètres de compétence clairs déterminant quels tribunaux peuvent connaître de certaines affaires. La compétence pénale relève généralement du tribunal du district où l'infraction a été commise. Cependant, elle peut être attribuée au domicile du prévenu, au lieu de son arrestation ou au lieu où l'enquête a eu lieu. Pour les infractions commises hors de Thaïlande, le Tribunal pénal ou le tribunal où l'enquête a été menée est compétent. Lorsque plusieurs tribunaux sont compétents, les parties peuvent demander transfert au lieu le plus approprié.

Principaux acteurs des procédures pénales

procureurs publics

Les procureurs sont les principaux représentants de l'État dans les affaires pénales. Ils examinent les dossiers d'enquête transmis par la police ou d'autres autorités. Ils décident s'il y a lieu d'engager des poursuites. Ils présentent les preuves devant le tribunal et peuvent faire appel si la décision leur est défavorable. Les procureurs disposent d'un large pouvoir discrétionnaire pour déterminer si les poursuites servent l'intérêt public.

Enquêteurs

Il s'agit de fonctionnaires investis par la loi du pouvoir et du devoir de mener des enquêtes criminelles. Composés principalement d'officiers de la Police royale thaïlandaise, les enquêteurs recueillent des preuves, interrogent les témoins, procèdent aux arrestations et constituent des dossiers complets en vue de leur transmission au parquet.

Victimes et personnes blessées

Le Code confère des droits importants aux victimes d'infractions. Elles peuvent porter plainte, engager des poursuites privées et se joindre à la procédure pénale en tant que co-poursuivantes. Les victimes peuvent également intenter des actions civiles liées à des affaires pénales. Elles peuvent demander réparation du préjudice subi, conformément à la loi.

Les personnes accusées bénéficient du droit à un avocat, de la protection contre l'auto-incrimination et d'un procès équitable. Le Code exige que les procédures se déroulent en thaï, avec des services de traduction et d'interprétation juridiques fournis en cas de besoin. Les accusés ne peuvent être soumis à des contraintes injustifiées et doivent être traités avec dignité tout au long de la procédure.

En tant qu'expatrié en Thaïlande, vous pourriez rencontrer des difficultés particulières en matière pénale, notamment des barrières linguistiques et une méconnaissance du système judiciaire. Le Code de procédure pénale thaïlandais garantit aux accusés étrangers l'accès à des services d'interprétation gratuits. Ils reçoivent également les notifications dans une langue qu'ils comprennent. En cas d'arrestation, vous pouvez contacter immédiatement votre ambassade ou votre consulat. Ce droit vous est garanti par la Convention de Vienne sur les relations consulaires, à laquelle la Thaïlande a adhéré.

Conseil pratique : Ayez toujours une pièce d’identité sur vous et pensez à vous inscrire auprès de votre ambassade pour les urgences. Aux États-Unis, le droit au silence n’est pas le même qu’au Canada ou dans d’autres pays de common law. Vos déclarations peuvent être utilisées contre vous. Il est donc important de consulter un avocat rapidement. L’équipe de ThaiLawOnline a accompagné plus de 1 500 expatriés dans ces situations, en leur proposant des stratégies personnalisées pour protéger leurs droits.

Procédures d'arrestation et de détention stipulé dans le Code de procédure pénale en Thaïlande

Le Code établit des procédures détaillées régissant l'arrestation et la détention des suspects. La police peut procéder à une arrestation sans mandat dans certaines situations, notamment lorsqu'elle est témoin d'un crime. Cela s'applique également aux crimes graves où l'attente pourrait permettre au suspect de s'échapper. De plus, elle peut procéder à une arrestation si elle a des motifs raisonnables de soupçonner une activité criminelle. Après une arrestation sans mandat, les suspects doivent être présentés devant un tribunal dans les 48 heures, non compris le temps de transport.

La durée de la détention varie selon la gravité de l'infraction. Pour les délits mineurs, une personne peut être condamnée à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à six mois ou à une amende pouvant atteindre 500 bahts. Les tribunaux ne peuvent prononcer qu'une seule peine de détention pour ces infractions. Pour les infractions mineures (passibles d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à six mois ou d'une amende de 500 bahts), la détention est limitée à sept jours (une seule fois).

Pour les infractions de gravité moyenne (de 6 mois à 10 ans), le délai maximal est de 48 jours (par tranches de 12 jours). Pour les infractions graves (plus de 10 ans), le délai maximal est de 84 jours (par tranches de 30 jours, renouvelable). La règle des 48 heures pour la comparution des suspects devant le tribunal est correcte (article 87 du Code de procédure pénale – arrestation sans mandat). Cependant, la notion de “ temps de trajet exclu ” ne s'applique que si elle est expressément prévue par le Code. Il s'agit avant tout d'une question de raisonnabilité.

Caution et mise en liberté provisoire

Le Code de procédure pénale thaïlandais prévoit libération provisoire par divers mécanismesy compris la reconnaissance personnelle, caution, ou caution avec garantie. Les demandes peuvent être présentées par les accusés, les défendeurs ou les parties intéressées à tout stade de la procédure. Les tribunaux prennent en compte des facteurs tels que la gravité de l'infraction, la solidité des preuves, le risque de fuite et la fiabilité des cautions proposées pour statuer. demandes de mise en liberté sous caution.

La caution peut prendre différentes formes. Il peut s'agir de dépôts d'espèces effectués auprès du tribunal. Il peut également s'agir de obligations immobilières qui utilisent des biens immobiliers ou des objets de valeur comme garantie. Une autre option est le cautionnement personnel. Dans ce cas, une autre personne promet que le défendeur comparaîtra devant le tribunal, comme indiqué dans le contrat. code pénal de Thaïlande. Les tribunaux peuvent imposer des conditions telles que la remise des documents de voyage, l'obligation de se présenter régulièrement à la police, l'interdiction de contacter les témoins ou l'abstention de toute nouvelle activité criminelle. Lire Pour plus d'informations, consultez notre article sur la libération sous caution en Thaïlande.

Preuves et enquêtes

Le Code régit la collecte, la conservation et la présentation des preuves dans les affaires pénales. Le droit thaïlandais reconnaît différents types de preuves, notamment les témoignages, les preuves documentaires, les preuves matérielles et les preuves numériques. Pour être admissible devant un tribunal, toute preuve doit satisfaire aux critères de pertinence, de légalité et de fiabilité.

Les preuves obtenues par des moyens illégaux, tels que la torture, la coercition, perquisitions illégales, Les preuves obtenues par la force ou sous la contrainte, ou par surveillance non autorisée, peuvent être exclues de la procédure. Les aveux doivent être volontaires et non extorqués. Ils doivent être obtenus après que l'accusé ait été informé de ses droits. Ces aveux doivent également être enregistrés et dûment documentés. L'exclusion des preuves obtenues illégalement, notamment sous la torture, est conforme à l'article 226 du Code de procédure pénale. Cet article stipule que les preuves doivent être licites. Cependant, le système thaïlandais est moins strict que celui des États-Unis ou du Canada en matière de règles d'exclusion. Les aveux doivent être volontaires (article 134 du Code de procédure pénale), mais les tribunaux disposent d'un pouvoir discrétionnaire.

Procédures d'essai

Les procès pénaux en Thaïlande suivent un système inquisitoire. Dans ce système, les juges participent activement à la recherche des faits au lieu d'être de simples décideurs passifs. Les audiences se déroulent en thaï, et des services de traduction sont fournis aux accusés étrangers. Le système de procès continu exige que les audiences se déroulent sans interruption jusqu'à leur terme, sauf en cas de circonstances imprévues, conformément au droit pénal. Il s'agit d'une réforme récente (postérieure à 2019), mais son application n'est pas toujours rigoureuse en raison de l'encombrement des tribunaux.

Lors d'un procès, les témoins sont interrogés par l'accusation et la défense selon un processus accusatoire. L'accusation doit prouver la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable. Les accusés bénéficient de la présomption d'innocence, conformément à la loi. Pour les crimes graves passibles d'une peine de cinq ans d'emprisonnement ou plus, les tribunaux doivent établir la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable, même si les accusés reconnaissent leur culpabilité.

Condamnation et appels

Après une condamnation, les tribunaux peuvent prononcer différentes peines. Celles-ci incluent la peine de mort par injection létale (depuis les amendements de 2017), mais les exécutions sont rares (la dernière remonte à 2018). Les autres peines possibles sont l'emprisonnement, la détention, les amendes ou la confiscation de biens. La peine capitale et la réclusion à perpétuité ne peuvent être infligées aux personnes de moins de 18 ans. Les tribunaux utilisent des barèmes de peines pour garantir une certaine uniformité, bien que ceux-ci ne soient pas juridiquement contraignants. Appels : le délai standard est de 30 jours (article 193 du Code de procédure pénale), mais pour Cour suprême (Dika) En cas d'appel, le délai est de 15 jours dans certains cas. Les affaires mineures (par exemple, les amendes inférieures à 5 000 bahts) ne sont généralement pas susceptibles d'appel.

La procédure d'appel permet aux parties de contester les décisions de justice selon un système à trois niveaux, pouvant aller jusqu'à la Cour suprême. Les appels des tribunaux de première instance sont portés devant les cours d'appel régionales, et un pourvoi en cassation est possible devant la Cour suprême (Cour de Dika). Les délais d'appel sont strictement limités et doivent généralement être engagés dans les 30 jours suivant le jugement. Certaines affaires mineures ne sont pas recevables en appel, sauf exceptions spécifiques.

Droits et protection des victimes

La Thaïlande a mis en place des systèmes de protection efficaces pour les victimes. Il s'agit notamment de la loi sur l'indemnisation et la restitution des victimes et de la loi sur la protection des témoins. Les victimes peuvent obtenir de l'aide de plusieurs manières : elles peuvent intenter une action civile, poursuivre les affaires pénales comportant des conséquences civiles, ou encore s'adresser à la Commission d'indemnisation et de restitution des victimes.

La loi sur la protection des témoins offre une protection aux témoins dans les affaires graves, notamment celles touchant à la sécurité nationale, au crime organisé et aux infractions sexuelles. Elle s'applique également aux affaires passibles d'une peine d'au moins dix ans d'emprisonnement en vertu du code pénal. Cette protection peut comprendre un hébergement sécurisé, un changement d'identité, une aide au déménagement et un soutien financier.

Délai de prescription pour la majorité des crimes, mais c'est complexe.

Les poursuites pénales sont soumises à des délais de prescription variables selon la gravité de l'infraction. Ces délais peuvent aller d'un an pour les infractions mineures à vingt ans pour les crimes graves, conformément à l'article 95. Pour les infractions susceptibles de transaction, vous disposez d'un délai de trois mois pour porter plainte. Ce délai court à compter de la date à laquelle les autorités ont connaissance de l'infraction et identifié le responsable, tel que défini dans le Code pénal.

Extradition et coopération internationale

La Thaïlande a conclu des traités d'extradition avec de nombreux pays et adhère au principe de la double incrimination pour les demandes d'extradition. Loi sur l'extradition La loi BE 2551 (2008) régit l'extradition des fugitifs vers des juridictions étrangères. Les infractions extradables doivent constituer des crimes tant en droit thaïlandais qu'en droit de l'État requérant, conformément au droit pénal. Elles doivent être passibles de la peine de mort, d'une peine d'emprisonnement ou d'une privation de liberté d'une durée supérieure à un an.

Défis et réformes contemporains pour les procédures pénales

Le système de justice pénale thaïlandais continue d'évoluer pour relever les défis modernes, notamment la cybercriminalité, la criminalité transnationale organisée et la traite des êtres humains. Les réformes récentes ont porté sur le traitement des preuves numériques, la surveillance électronique comme alternative à la mise en liberté sous caution, le renforcement de la protection des témoins et les mesures anticorruption.

Défis et réformes contemporains (Développement des aspects numériques de la modernité)

Les récentes modifications apportées au Code de procédure pénale en Thaïlande, notamment celles de 2022, ont introduit le dépôt électronique des dossiers et les audiences virtuelles. Ces changements visent à réduire l'engorgement des tribunaux causé par la pandémie de COVID-19. Concernant la cybercriminalité, qui représente une préoccupation majeure pour les expatriés exerçant une activité en ligne, le Code prend désormais mieux en compte les preuves numériques. Cette disposition, prévue par l'article 226, est conforme aux directives de la loi sur les transactions électroniques de 2544 BE (1997). Les réformes mettent également l'accent sur la justice restaurative pour les infractions mineures, en autorisant la médiation afin d'éviter les procès. Si vous êtes accusé de fraude en ligne ou d'atteinte à la vie privée, ces mises à jour peuvent permettre un règlement plus rapide des dossiers.

Le Département des enquêtes spéciales (DSI) est comme le FBI thaïlandais, chargé de faire respecter droit pénal Au niveau national, elle traite des affaires graves touchant à la sécurité nationale, au crime organisé et aux hauts fonctionnaires. Des tribunaux spécialisés sont compétents pour des catégories d'infractions spécifiques, notamment la corruption, la contrefaçon et les infractions liées au commerce international.

Des cas concrets que nous avons traités ont donné d'excellents résultats.

Au fil des ans, notre cabinet d'avocats a traité de nombreuses affaires criminelles complexes en Thaïlande. Nous obtenons souvent d'excellents résultats, même dans des situations qui paraissent presque désespérées. L'une des affaires les plus marquantes remonte à 1992 environ, lorsque nous avons défendu un homme accusé du meurtre d'un avocat thaïlandais. Il était inculpé d'avoir poignardé la victime plus de 20 fois. Malgré la gravité des faits, nous avons obtenu sa libération sous caution. Nous avons négocié un accord avec la famille de la victime. Finalement, notre client n'est jamais retourné en prison. Son affaire a même reçu une lettre de félicitations de l'ambassadeur du Canada, un fait rarissime. Les diplomates s'impliquent rarement dans les affaires judiciaires étrangères.

Dans une autre affaire, un Canadien a été accusé à tort d'agression sexuelle sur sa belle-fille adolescente lors d'un divorce conflictuel. Handicapé et amputé des deux mains, il était évident que l'accusation était mensongère. Nous avons démontré devant le tribunal que son récit était invraisemblable. Grâce à cela, il a été totalement innocenté. Dans une autre affaire retentissante, nous avons défendu un Pakistanais accusé d'avoir importé de l'héroïne dissimulée dans ses chaussures. Sa demande de mise en liberté sous caution avait été rejetée et il avait passé des mois en prison avant de nous contacter. Nous avons contesté les preuves de l'accusation et mis en doute sa connaissance de la drogue, un élément essentiel appelé « mens rea ». Après un an de détention provisoire, nous avons obtenu son acquittement complet.

Nous avons traité presque tous les types d'affaires criminelles, des agressions aux affaires de stupéfiants les plus graves, en passant par les meurtres. Chaque cas est différent et la loi n'en est qu'un élément. Une bonne défense exige des connaissances juridiques, une stratégie et une compréhension du système. Notre priorité absolue dans toute affaire sérieuse est d'obtenir une libération sous caution. Il ne s'agit pas seulement de liberté. Cela permet à nos clients de participer à leur défense et démontre au tribunal leur responsabilité civique. Cela peut même entraîner une réduction de peine en cas de condamnation. J'ai appris ces principes dès le début de ma carrière, lors de ma formation en droit pénal au Canada. Ici, en Thaïlande, nous veillons à respecter l'éthique, tout en sachant faire preuve de créativité, de réalisme et de stratégie. C'est ce qui porte ses fruits. Nombre de nos clients préfèrent rester anonymes, mais nous sommes fiers du travail accompli et nous pouvons le prouver.

Les avocats ne sont pas des magiciens. Mais nous utilisons le droit, nous faisons de notre mieux pour nos clients et nous devons… respecter les normes éthiques. Je me souviens d'une autre affaire de fraude, et j'étais persuadé que notre client gagnerait. Il poursuivait une Thaïlandaise au sujet d'un hôtel à Udon Thani. Pour des raisons inconnues, il a perdu son procès. Mais il sait que nous avons fait de notre mieux et qu'il a été tenu informé à chaque étape.

FAQ sur le Code de procédure pénale de Thaïlande

Quel est le Code de procédure pénale en Thaïlande ?

Le Code de procédure pénale thaïlandais définit le cadre juridique régissant les poursuites pénales et les procédures judiciaires. Il décrit les étapes de l'enquête criminelle et les sanctions applicables aux contrevenants. De plus, il garantit la protection des droits de la partie adverse et de la partie plaignante tout au long de la procédure judiciaire.

Comment le Code de procédure pénale thaïlandais aborde-t-il la question de la responsabilité pénale ?

Le Code de procédure pénale thaïlandais définit les circonstances dans lesquelles une personne peut être tenue pénalement responsable. Il explique comment déterminer la culpabilité ou l'innocence d'une personne et garantit aux accusés le droit de présenter leur défense et d'interroger les témoins devant le tribunal.

Comment un témoin peut-il témoigner devant un tribunal thaïlandais ?

Un témoin peut soumettre une déclaration au tribunal ou comparaître en personne pour témoigner. Il sera interrogé par l'accusation et la défense, ce qui permettra d'examiner attentivement les preuves conformément aux règles du présent code.

Quel est le rôle du président de la Cour suprême dans les affaires criminelles ?

Le président de la Cour suprême occupe une fonction essentielle. Il supervise le système judiciaire et veille au respect du code de procédure pénale. Il s'assure également que les procédures judiciaires soient équitables et conformes au droit thaïlandais. Le président peut aussi être amené à statuer sur des affaires importantes ayant un impact sur les poursuites pénales.

Que se passe-t-il si un accusé falsifie des preuves ?

Si un accusé est pris en flagrant délit de falsification de preuves, le tribunal peut alourdir les peines. Ceci est fondé sur l'article 47 du Code de procédure pénale thaïlandais. De tels agissements peuvent nuire gravement à sa défense et entraîner une responsabilité pénale plus sévère.

Un plaignant peut-il demander à soumettre des preuves devant le tribunal ?

Oui, un plaignant peut demander au tribunal d'examiner et de prendre en considération les éléments de preuve qui étayent sa demande. Le Code de procédure pénale thaïlandais stipule que tous les éléments de preuve pertinents doivent être pris en compte lors du procès.

Combien de temps un défendeur a-t-il pour interjeter appel ?

L'accusé doit interjeter appel dans les trente jours suivant la décision du tribunal. Ce délai est essentiel car il garantit le droit d'appel en vertu du Code de procédure pénale thaïlandais.

Quels sont les droits des expatriés en cas d'arrestation en Thaïlande ?

En tant qu'étranger, vous avez droit à un interprète, à la possibilité de contacter votre ambassade et à une assistance juridique. Les frais doivent vous être communiqués dans votre langue. Évitez de signer des documents sans les comprendre ; contactez immédiatement un avocat pour obtenir des conseils.

Conclusion

Le Code de procédure pénale thaïlandais constitue un cadre juridique complet qui concilie la lutte contre la criminalité et la protection des droits individuels. Ce système repose sur les principes du droit civil et intègre des éléments de la common law, créant ainsi un système de justice pénale unique. L'importance accordée par le Code à la participation des victimes, au pouvoir discrétionnaire du juge et aux garanties procédurales témoigne de l'engagement de la Thaïlande en faveur d'une administration de la justice pénale équitable et efficace.

Comprendre ce cadre procédural est essentiel pour les praticiens du droit, les accusés, les victimes et toute personne impliquée dans le système de justice pénale thaïlandais. Le Code de procédure pénale énonce des règles claires pour le traitement des affaires pénales. Il protège les droits fondamentaux et maintient l'ordre public, ce qui contribue à son bon fonctionnement. La Thaïlande modernise son système juridique afin de garantir que les nouvelles lois entrent en vigueur conformément aux normes internationales. Toutefois, le Code de procédure pénale thaïlandais demeure un élément fondamental de la justice pénale du pays.

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