Last updated on août 7, 2026
Vous êtes un entrepreneur canadien qui étend ses activités en Thaïlande. Vous avez signé un contrat d'approvisionnement avec un fabricant local. Six mois plus tard, l'entreprise cesse ses livraisons. Vous souhaitez porter plainte. Mais avant d'engager un avocat, vous réalisez que vous ne comprenez pas le fonctionnement des tribunaux thaïlandais. Vous n'avez jamais eu affaire à un système de droit civil. Vous ignorez si les juges examineront votre cas équitablement, combien de temps cela prendra et quelles sont les règles applicables.
Ce scénario se répète des centaines de fois par an. Les étrangers opérant en Thaïlande sont confrontés à un système juridique fondamentalement différent de celui des pays occidentaux de common law. Comprendre le système juridique thaïlandais est indispensable pour faire des affaires., achat immobilier, ou de s'installer ici à long terme.

Ce guide explique le fonctionnement du système juridique civil thaïlandais, les procédures judiciaires, les principales lois et les informations essentielles pour les ressortissants étrangers. À la fin de votre lecture, vous comprendrez vos droits et comment vous protéger en Thaïlande.
Table des matières
Sur quoi repose le système juridique thaïlandais ?
Le système juridique thaïlandais repose sur le droit civil. Cela signifie que les lois thaïlandaises sont codifiées dans des textes législatifs, et non fondées sur la jurisprudence comme dans les systèmes de common law. Le document fondamental est la Constitution. Code civil et commercial thaïlandais, promulguée pour la première fois en 1908.
Contrairement aux États-Unis ou au Royaume-Uni, où les décisions de justice créent un précédent contraignant, les juges en Thaïlande appliquent et interprètent un code juridique exhaustif. Leur rôle est de résoudre les litiges en appliquant ce code aux faits. Leurs décisions ne s'appliquent pas aux affaires futures.
Tradition du droit civil
Le droit civil trouve son origine dans le droit romain et s'est développé à travers l'Europe continentale. Il postule que les principes juridiques peuvent être organisés en un code logique et exhaustif. Ce code constitue la loi. Les textes législatifs sont primordiaux ; les décisions judiciaires ont une fonction d'interprétation.
La Thaïlande a adopté le droit civil car il offrait un cadre clair et moderne adapté à un pays en développement. Ce système fonctionne bien pour les litiges simples. Il est efficace lorsque la loi est claire. Cependant, il peut rencontrer des difficultés face à des situations inédites qui ne correspondent pas aux dispositions légales existantes.
Racines historiques : influences françaises, allemandes et japonaises
Le code civil thaïlandais ne s'est pas développé ex nihilo. Il reflète les influences de trois grandes traditions juridiques.
L'influence majeure est venue du droit civil français. La structure du code thaïlandais, les principes contractuels et le droit de la famille portent tous la marque du droit français. À la fin du XIXe siècle, alors que les puissances européennes colonisaient l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande a adopté des concepts juridiques français pour se moderniser et éviter d'être elle-même colonisée.
Le droit allemand a également influencé le droit thaïlandais, notamment en matière de procédure pénale et de réglementation commerciale. La jurisprudence allemande est rigoureuse et systématique, ce qui se reflète dans la classification précise des types de contrats et les règles strictes applicables aux accords écrits en droit thaïlandais.
L'influence japonaise s'est fait sentir pendant la Seconde Guerre mondiale et l'après-guerre. Le droit japonais est un autre système de droit civil, et des conseillers japonais ont aidé la Thaïlande à perfectionner ses règles commerciales et immobilières.
Il en résulte un système juridique de structure européenne, mais adapté à la société, à l'histoire et à la gouvernance thaïlandaises.
La Constitution et les sources du droit
La Thaïlande a connu plusieurs constitutions. La Constitution actuelle est entrée en vigueur en 2017. Elle établit le cadre gouvernemental, définit les droits et les devoirs, et fixe la hiérarchie de l'autorité légale.
Les sources du droit thaïlandais, par ordre d'autorité, sont :
- La Constitution. la loi suprême. Toutes les autres lois doivent s'y conformer.
- Lois (Actes). les lois votées par l'Assemblée nationale. Le Code civil et commercial est une loi majeure.
- Législation subsidiaire (Règlements ministériels, Décrets royaux). règles édictées en vertu d'une loi.
- Précédent judiciaire et raisonnement judiciaire. non contraignant, mais très persuasif, surtout Cour suprême décisions.
- coutumes et pratiques. dans des domaines spécialisés comme le sur-mesure commercial.
Cette hiérarchie est essentielle. Un règlement qui contredit une loi est invalide. Un jugement qui contredit la Constitution peut être contesté. Comprendre cette hiérarchie vous aide à évaluer la portée de toute règle que vous rencontrez.
Droit civil contre common law : ce que les clients occidentaux doivent savoir
Si vous venez d'Amérique du Nord, d'Australie ou du Royaume-Uni, vous êtes familier avec la common law. Les différences entre le droit civil et la common law ne sont pas purement théoriques. Elles influent sur la résolution des litiges, le fonctionnement des tribunaux et la stratégie employée par votre avocat.
Absence de précédent contraignant
Dans les systèmes de common law, une décision d'une cour supérieure lie les tribunaux inférieurs. Si la Cour suprême du Canada statue sur une question contractuelle, tous les tribunaux canadiens doivent suivre ce précédent. La jurisprudence est le moteur du système juridique.
En Thaïlande, le système fonctionne différemment. Une décision de la Cour suprême est persuasive. Les juges la lisent attentivement. Mais elle n'est pas contraignante pour les autres juges. Chaque juge applique le code indépendamment. Deux juges peuvent interpréter différemment la même loi et avoir tous deux raison.“
Pourquoi cela vous importe-t-il ? Votre cause ne bénéficie d'aucun précédent favorable. Si un juge de la Cour suprême a statué en votre faveur l'an dernier, le tribunal saisi de votre affaire aujourd'hui peut ignorer cette décision. Vous devez plaider votre cause sur le fond du code lui-même, et non sur la jurisprudence.
Pas de procès avec jury
Le système judiciaire thaïlandais ne prévoit pas de jury. Un juge professionnel examine votre affaire, évalue les preuves et rend sa décision. Cela surprend les Américains habitués aux procès avec jury dans les affaires civiles.
En pratique, cela s'avère souvent avantageux dans les litiges commerciaux. Les juges maîtrisent le droit des contrats. Ils ne se laissent pas perturber par les arguments émotionnels. Ils s'appuient sur le contrat écrit et les dispositions légales. Votre avocat plaide devant un juriste qualifié, et non devant douze citoyens.
L'inconvénient : impossible de jouer sur la psychologie du jury. Impossible de raconter une histoire captivante destinée à émouvoir le grand public. Il faut exposer les règles juridiques et les faits avec précision.
Éléments inquisitoriaux et accusatoires
Le droit coutumier est un système très conflictuel. Les deux parties présentent leurs preuves. Le juge fait office d'arbitre impartial. Les règles de communication des pièces permettent à chaque partie d'examiner les documents et les témoignages de l'autre. La partie la mieux préparée l'emporte généralement.
Les systèmes de droit civil sont plus inquisitoires. Le juge joue un rôle plus actif dans l'enquête. Il peut demander des documents directement aux parties et interroger les témoins de manière approfondie. Le juge n'est pas un arbitre passif.
Les tribunaux thaïlandais combinent les deux approches. Le juge n'est pas aussi inquisitoire qu'un tribunal français. La procédure thaïlandaise exige certes l'échange de certains documents entre les parties, mais la phase de découverte de preuves est plus restreinte qu'aux États-Unis. Vous n'aurez pas à subir des mois de dépositions ni d'innombrables demandes de documents.
Cela a une incidence sur la stratégie. Vous ne pouvez pas compter sur la phase de découverte pour surprendre votre adversaire avec des documents compromettants lors du procès. Vous devez rassembler les preuves en amont. Votre avocat a besoin de tous les faits avant d'intenter une action en justice.
Comment cela affecte votre cas
Voici un exemple concret. Vous avez un litige contractuel avec une entreprise thaïlandaise. Le contrat stipule que les litiges sont régis par le droit thaïlandais et les tribunaux thaïlandais.
Aux États-Unis, votre avocat consacrerait des mois à la phase de découverte des preuves. Vous interrogeriez le dirigeant de la société adverse. Vous demanderiez tous les courriels mentionnant le contrat. Vous engageriez un expert pour démontrer que l'entreprise a rompu le contrat. Ensuite, vous seriez convoqué devant un jury.
En Thaïlande, la procédure est plus rapide mais moins approfondie. Il suffit de déposer une plainte, en joignant tous les documents en votre possession. Le tribunal peut demander des documents spécifiques à la partie adverse. Il n'y a pas de dépositions. Le procès est plus court. Le juge examine le contrat, écoute les deux parties et statue conformément au code.
L'avantage : les procédures judiciaires sont plus rapides et moins coûteuses. L'inconvénient : il vous faut des preuves solides avant d'intenter une action en justice. Si le courriel compromettant est enfoui dans les archives de la partie adverse, vous risquez de ne jamais le retrouver.
| Fonctionnalité | Common Law (États-Unis, Canada, Royaume-Uni) | Droit civil (Thaïlande) |
|---|---|---|
| Source primaire du droit | Décisions de justice (jurisprudence) | Lois écrites (codes) |
| Précédent contraignant | Oui, les juridictions supérieures lient les juridictions inférieures | Non, convaincant mais non contraignant |
| Les jurys dans les affaires civiles | Oui (aux États-Unis et dans certains pays de common law) | Non, ne jugez que |
| Processus de découverte | Dépositions et demandes de documents approfondies | Limité, ordonné par le tribunal |
| Rôle du juge | arbitre neutre | enquêteur et décideur actif |
| Gestion de cas | Procédure préliminaire longue et menée par les partis | Procédure judiciaire accélérée |
| Charge du demandeur | Prouver par prépondérance de preuves | Prouver par prépondérance de preuves |
| L'accent mis sur les arguments | Stratégie juridique, persuasion, précédent | Interprétation des lois, application du code |
Structure des tribunaux thaïlandais
Le système judiciaire thaïlandais est hiérarchisé. Différents tribunaux traitent différents types d'affaires. Comprendre cette structure est essentiel si vous souhaitez intenter une action en justice ou vous défendre.
Les tribunaux de justice : trois niveaux
Le principal système judiciaire est appelé les Cours de justice. Il fonctionne conformément à la loi sur les Cours de justice BE 2543 (2000). Il comporte trois niveaux.
Cour suprême (Dika)
La plus haute juridiction du système judiciaire. Elle traite uniquement les appels interjetés contre les décisions de la Cour d'appel. Elle se concentre sur les principes juridiques et sur la conformité de l'application du droit par les juridictions inférieures. Elle ne réexamine généralement pas les faits. Elle siège à Bangkok.
Cours d'appel
Les tribunaux régionaux, situés dans les principales villes (Bangkok, Chiang Mai, Khon Kaen, Nakhon Ratchasima, Songkhla), sont compétents pour examiner les faits et le droit et peuvent infirmer les décisions des tribunaux de première instance.
Tribunaux inférieurs (tribunaux de district et provinciaux)
Ce sont les tribunaux de première instance où les affaires sont engagées. Les tribunaux de district traitent les affaires à Bangkok et dans les principales zones urbaines. Les tribunaux provinciaux traitent les affaires dans les provinces moins peuplées. Ces tribunaux examinent les preuves, établissent les faits et appliquent la loi.
tribunaux administratifs
Les tribunaux administratifs traitent les litiges entre les citoyens et les administrations publiques. Si vous contestez une décision fiscale, un refus de licence commerciale ou un règlement relatif aux licences, vous devez saisir le tribunal administratif, et non les tribunaux de droit commun.
Le système des tribunaux administratifs comporte également trois niveaux : première instance, appel et Cour administrative suprême. Les règles y sont spécifiques.
Cour constitutionnelle
La Cour constitutionnelle examine la conformité des lois et des actes gouvernementaux à la Constitution. On ne peut pas y saisir directement la Cour. Les affaires lui sont renvoyées par d'autres juridictions ou par des instances gouvernementales.
tribunaux militaires
Les tribunaux militaires traitent les crimes impliquant des soldats. Ils sont rarement saisis des affaires concernant des civils étrangers, sauf en cas de crime grave commis sous régime militaire.
Tribunaux spécialisés
La Thaïlande dispose de tribunaux spécialisés pour des affaires spécifiques :
| Tribunal spécialisé | Juridiction |
|---|---|
| Propriété intellectuelle et commerce international (PI&TI) | Brevets, marques de commerce, droits d'auteur, secrets commerciaux, affaires de concurrence déloyale |
| Tribunal du travail | Litiges entre employeurs et employés, licenciement abusif, réclamations salariales |
| Tribunal fiscal | Litiges avec l'administration fiscale concernant les évaluations et les pénalités |
| Tribunal des faillites | Insolvabilité, restructuration de la dette, procédures de mise sous administration judiciaire |
| Tribunal de la famille et des mineurs | Divorce, garde d'enfants, litiges successoraux, délinquance juvénile. Consultez notre droit de la famille thaïlandais guide. |
Si votre affaire relève de la compétence d'un tribunal spécialisé, vous devez y déposer votre dossier. Vous ne pouvez pas choisir le tribunal de droit commun.
Le Code civil et commercial thaïlandais
Le Code civil et commercial thaïlandais constitue le fondement juridique de la Thaïlande. Promulgué initialement en 1908, il a été modifié à de nombreuses reprises. Il régit les contrats, la propriété, le droit de la famille, les successions et une grande partie des relations commerciales.
Aperçu des six livres
Le code est organisé en six livres :
- Livre 1 : Personnes (Sections 15-193). Définit la personnalité juridique, la capacité juridique, le domicile, la dénomination et le statut juridique. S'applique aux personnes physiques et morales (sociétés).
- Livre 2 : Obligations (Articles 194-452). Le livre le plus volumineux. Il régit la création, l'exécution et l'extinction des obligations. Il traite des contrats, des délits, de l'enrichissement sans cause et des principes généraux du droit des contrats.
- Livre 3 : Contrats spécifiques (articles 453 à 679). Règles détaillées pour chaque type de contrat : vente, location, prêt, mandat, emploi, dépôt et partenariat.
- Livre 4 : Propriété (Sections 1298-1434). Règles relatives à la propriété, à la possession, aux sûretés et aux droits immobiliers (y compris les terrains et les copropriétés). guide du droit immobilier thaïlandais couvre ces sections en détail.
- Livre 5 : La famille (Sections 1435-1598). Mariage, divorce, droits parentaux, la tutelle et la succession au sein des familles. Nous abordons les aspects pratiques dans notre droit de la famille thaïlandais aperçu.
- Livre 6 : Succession (Sections 1599-1755). Testaments, fiducies, succession ab intestat et administration successorale.
Sections clés que les clients étrangers rencontrent le plus
Si vous faites des affaires en Thaïlande, vous rencontrerez fréquemment ces sections :
Article 220 (Formation du contrat). Un contrat est formé lorsque l'offre et l'acceptation concordent. Le code exige des clauses essentielles (prix, parties, objet). Les contrats ambigus sont interprétés contre leur rédacteur.
Article 398 (Vente de terrain). Un contrat de vente de terrain doit être établi par écrit. C'est essentiel pour transactions immobilières. Une vente de terrain verbale est nulle.
Article 456-475 (Vente en général). Définit le moment du transfert des risques de perte, le transfert de propriété et les garanties du vendeur.
Article 545-557 (Location de travail). Ce domaine régit les contrats par lesquels une partie rémunère une autre pour du travail ou des services. Les contrats de construction et les contrats de service en font partie.
Livre 4, Droits de propriété (Sections 1298-1434). Si vous achetez un bien immobilier ou un terrain, ces sections définissent la propriété, la possession, les charges et les modalités de transfert de propriété.
Article 1468 (Biens matrimoniaux). Les droits patrimoniaux des couples mariés et la répartition des biens.
Autres codes importants que vous devriez connaître
Le Code civil et commercial ne suffit pas. Plusieurs lois spécifiques s'appliquent selon les situations :
Code pénal BE 2499 (1956). Ce texte définit les infractions et les peines encourues. Vous n'avez pas besoin de le connaître sauf si vous êtes accusé d'une infraction.
Code foncier BE 2497 (1954). Réglemente l'enregistrement foncier, les titres de propriété et le droit de propriété. Les citoyens étrangers sont soumis à des restrictions. Consultez notre guide à ce sujet. achat immobilier en Thaïlande pour plus de détails.
Loi sur les condominiums BE 2522 (1979). Les étrangers peuvent Posséder des appartements en Thaïlande (jusqu'à 49% de la surface totale de tous les logements de l'immeuble). La présente loi établit les règles.
Code des recettes BE 2481 (1938). Réglemente l'impôt sur le revenu, impôt foncier, et l'impôt sur les sociétés. Si vous percevez des revenus en Thaïlande, vous payez des impôts en vertu de ce code.
Code foncier BE 2497 (1954). L'article 86 interdit aux ressortissants étrangers de posséder des terres. Ils peuvent toutefois louer des terres pour une durée maximale de 30 ans. Consultez notre article sur ce sujet. Restrictions relatives à la propriété étrangère en Thaïlande.
Loi thaïlandaise sur l'arbitrage BE 2545 (2002). Réglemente les conventions et sentences arbitrales. Si votre contrat prévoit une clause d'arbitrage, la présente loi s'applique.
Code de procédure civile BE 2477 (1934). Établit les règles relatives au dépôt des plaintes, à la signification des documents, à la communication des pièces et à la procédure judiciaire.
Comment fonctionne le contentieux civil en Thaïlande
Vous envisagez de porter plainte en Thaïlande. Que se passe-t-il ? Voici la procédure étape par étape.
Déposer une plainte
Vous devez déposer une plainte écrite auprès du tribunal compétent. Cette plainte expose votre demande, les faits, le fondement juridique et la réparation que vous sollicitez (généralement des dommages et intérêts). Vous devrez également payer des frais de justice, calculés en fonction du montant du litige.
Statut de référence : Code de procédure civile BE 2477, articles 1 à 24.
La plainte doit comprendre :
- Noms et adresses légaux complets des parties
- Énoncé des faits (clair et précis)
- Fondements juridiques (quelle loi ou quel contrat a été violé)
- Montant réclamé ou réparation demandée
- Votre signature (généralement par l'intermédiaire d'un avocat)
- Preuve de paiement des frais de justice
Les frais de justice sont calculés en fonction du montant des dommages et intérêts réclamés. Pour les litiges pécuniaires, la formule est approximativement de 1 à 2% du montant réclamé. Pour les demandes de réparation non pécuniaire, le tribunal fixe des frais forfaitaires. Ces frais peuvent s'accumuler pour les demandes importantes, mais sont généralement bien inférieurs aux coûts des procédures judiciaires aux États-Unis.
Service et réponse
Le tribunal signifie votre assignation au défendeur. La signification doit être effectuée conformément aux règles du Code de procédure civile. Le défendeur dispose généralement de 15 jours pour déposer une réponse.
La réponse du défendeur admettra ou niera vos allégations. Le défendeur peut également déposer une demande reconventionnelle à votre encontre.
À ce stade, le tribunal peut tenir une conférence préliminaire pour clarifier les points litigieux et voir si un règlement à l'amiable est possible.
Règles de découverte et de preuve
En Thaïlande, la procédure de découverte de preuves est plus limitée qu'aux États-Unis. Les droits de demander des documents ou d'interroger des témoins sont restreints. C'est le juge qui détermine les preuves présentées.
Les deux parties doivent joindre des preuves à leurs conclusions (mémoires écrits). Cela comprend généralement :
- Contrats et accords écrits
- Documents commerciaux et factures
- Courriel ou correspondance
- Rapports d'experts (en cas de demande de dommages et intérêts spéciaux)
- Déclarations de témoins (souvent sous forme d'affidavit)
La partie adverse peut demander au juge de vous ordonner de produire des documents précis. En revanche, vous ne pouvez pas formuler de demandes de documents générales. La procédure de communication de documents est encadrée et limitée.
Il n'y a généralement pas de dépositions (séances de questions-réponses avant le procès). Vous ne serez pas interrogé sous serment par l'avocat de la partie adverse avant le procès. Ce sont les témoins qui témoignent lors du procès.
Procédure judiciaire : sans jury, procès dirigé par un juge
Votre affaire sera confiée à un juge. Les procès sont publics, mais généralement plus courts qu'aux États-Unis. Chaque partie présente ses arguments et ses preuves.
Le juge pose des questions tout au long de l'audience. Il peut demander des documents supplémentaires ou des témoignages. Le juge mène une enquête active et n'écoute pas passivement.
En Thaïlande, les procès peuvent s'étaler sur plusieurs audiences. Le juge peut scinder un procès en plusieurs sessions réparties sur des semaines ou des mois. Cela diffère des procès américains, qui se déroulent souvent sur plusieurs jours consécutifs.
Vous devez présenter tous vos meilleurs éléments de preuve au procès. Il ne sera pas possible de révéler des éléments de preuve surprises à la dernière minute. Le juge a besoin de temps pour comprendre les faits complexes. Votre avocat doit exposer les faits clairement et logiquement.
Jugements et appels
Une fois toutes les preuves présentées, le juge rend un jugement écrit. Ce jugement énonce les faits établis, le droit appliqué et la décision rendue. Les jugements thaïlandais sont souvent très détaillés.
Vous disposez de 30 jours pour faire appel devant la Cour d'appel en cas de défaite. L'appel porte sur la question de savoir si le tribunal de première instance a correctement appliqué la loi. Contrairement aux procédures d'appel aux États-Unis, la Cour d'appel peut réexaminer les faits.
Si vous perdez en appel, vous pouvez vous pourvoir en cassation devant la Cour suprême. Cette dernière est très sélective : elle n’examine que les affaires qui soulèvent des questions de principes juridiques importants ou des conflits entre cours d’appel.
Exécution des jugements
Vous avez obtenu gain de cause. Comment procéder au recouvrement ?
En droit thaïlandais, le débiteur condamné peut faire appel indéfiniment jusqu'à ce que la Cour suprême rende un jugement définitif. Cette procédure peut retarder l'exécution du jugement de plusieurs années. Une fois le jugement définitif, vous pouvez demander à l'huissier de justice de saisir les biens ou les comptes bancaires du débiteur.
La procédure d'exécution des jugements est plus lente en Thaïlande qu'aux États-Unis. La saisie des salaires est difficile. Les débiteurs ont souvent des moyens de dissimuler ou de protéger leurs biens. L'exécution des jugements reste un défi en Thaïlande, même si le jugement vous est favorable.
C’est pourquoi les contrats devraient inclure des clauses d’arbitrage. Les sentences arbitrales sont souvent plus faciles à faire exécuter à l’international que les jugements des tribunaux.
| Stade de l'affaire | Chronologie typique | Estimation des coûts (litige contractuel simple, réclamation de 500 000 bahts) |
|---|---|---|
| Dépôt de la requête à la conférence préliminaire | 1 à 3 mois | 5 000 à 8 000 bahts (frais de justice) |
| Échange de conclusions écrites et de preuves | 3 à 6 mois | 15 000 à 25 000 bahts (honoraires d'avocat) |
| Audiences préliminaires (première instance) | 6 à 24 mois (souvent répartis sur plusieurs séances) | 20 000 à 50 000 bahts (honoraires d'avocat) |
| Jugement rendu | 1 à 3 mois après l'audience finale | Aucun |
| Appel (facultatif) | 12 à 24 mois | 20 000 à 40 000 bahts (honoraires d'avocat) |
| Requête auprès de la Cour suprême (facultatif) | 6 à 12 mois (si accepté) | 15 000 à 30 000 bahts (honoraires d'avocat) |
| Total (du dépôt au jugement final) | 2 à 5 ans | 75 000 à 180 000 bahts |
Modes alternatifs de règlement des différends en Thaïlande
En Thaïlande, les poursuites judiciaires ne sont pas le seul moyen de résoudre les litiges. De fait, de nombreuses entreprises avisées évitent tout recours aux tribunaux en privilégiant l'arbitrage ou la médiation.
Arbitrage
L'arbitrage est une procédure privée au cours de laquelle un arbitre (et non un juge) examine le litige et rend une sentence exécutoire. La Thaïlande dispose d'une loi sur l'arbitrage (loi thaïlandaise BE 2545/2002) qui régit l'arbitrage national.
Fonctionnement : Votre contrat comprend une clause d’arbitrage stipulant que les litiges seront soumis à l’arbitrage et non à un procès. En cas de litige, chaque partie désigne un arbitre ou un tribunal arbitral. L’arbitre (ou les arbitres) examine(nt) l’affaire et rend une sentence. Cette sentence est exécutoire au même titre qu’un jugement.
Avantages de l'arbitrage en Thaïlande :
- Plus rapide qu'une procédure judiciaire (généralement 1 à 2 ans contre 3 à 5 ans pour une procédure judiciaire).
- Privé (les affaires judiciaires sont publiques)
- L'arbitre possède une expertise dans votre secteur d'activité (vous le choisissez).
- Les sentences arbitrales sont exécutoires internationalement en vertu de la Convention de New York
- Droits d'appel limités (il est plus difficile de faire annuler une sentence arbitrale)
L'arbitrage international est également possible via le centre d'arbitrage du Conseil mixte des entreprises thaï-singapouriennes à Bangkok. Les entreprises étrangères privilégient souvent cette option car elle leur offre une certaine neutralité.
Médiation
La médiation est un processus non contraignant où un médiateur aide les parties à négocier un accord. Le médiateur ne tranche pas le litige. Il vous aide à trouver un terrain d'entente. sol.
La Thaïlande développe des programmes de médiation. De nombreux contrats commerciaux incluent une clause de médiation comme première étape avant l'arbitrage ou un procès. Le processus est rapide (souvent quelques semaines) et peu coûteux. En cas de succès, il permet d'éviter des modes alternatifs de règlement des différends plus onéreux.
La médiation est souvent efficace dans le contexte commercial thaïlandais. De nombreuses entreprises thaïlandaises préfèrent un règlement à l'amiable plutôt qu'un conflit public. Un médiateur peut faciliter le dialogue et apaiser les différences culturelles.
Quand le règlement alternatif des différends (RAD) est préférable au contentieux
Utilisez l'arbitrage si :
- Vous vous attendez à ce que le différend soit important (plus d'un million de bahts).
- Il vous faut une résolution plus rapide (les entreprises ne peuvent pas attendre 3 à 5 ans).
- Vous travaillez avec des partenaires internationaux (l'application de la loi est plus facile).
- Vous souhaitez que votre vie privée soit respectée (pas de dossier judiciaire public).
Recourir à un procès si :
- Le montant de la réclamation est faible (moins de 500 000 bahts) et vous souhaitez minimiser les coûts.
- Il vous faut une décision judiciaire (les sentences arbitrales peuvent être limitées).
- Vous souhaitez créer un précédent juridique (l'arbitrage ne le permet pas).
- Vous n'êtes pas sûr des faits (une enquête judiciaire pourrait être utile).
La plupart des contrats thaïlandais sophistiqués utilisent une approche par étapes : négociation d’abord, puis médiation, puis arbitrage.
Comment le droit thaïlandais s'applique aux étrangers
Vous n'êtes pas thaïlandais. La loi thaïlandaise s'applique-t-elle à vous ? La réponse est généralement oui. Mais vous êtes soumis à des restrictions particulières.
Qualité pour agir et droits légaux
Les étrangers ont la capacité juridique de conclure des contrats et de saisir les tribunaux thaïlandais. L'article 15 du Code civil et commercial thaïlandais confère la capacité juridique à toute personne physique, quelle que soit sa nationalité.
Vous pouvez intenter une action en justice devant les tribunaux thaïlandais si vous avez une réclamation. Vous pouvez également être poursuivi. Le droit thaïlandais est obligatoire pour les contrats régis par ce droit.
Il est important de comprendre que les tribunaux thaïlandais, comme partout ailleurs, peuvent favoriser les parties locales. En cas d'ambiguïté, les juges peuvent interpréter la loi de manière à protéger les intérêts thaïlandais. Il ne s'agit pas d'un parti pris flagrant, mais d'une réalité. Faire appel à un avocat thaïlandais compétent est donc essentiel.
Restrictions relatives à la propriété
Les étrangers sont soumis à d'importantes restrictions en matière de propriété foncière. L'article 86 du Code foncier BE 2497 (1954) interdit généralement aux ressortissants étrangers de posséder des terres.
Cependant, vous pouvez louer des terres pour une durée maximale de 30 ans (Renouvelable). Vous pouvez devenir propriétaire d'un appartement en copropriété, sous réserve de la règle 49% (les étrangers ne peuvent pas posséder plus de 49% d'unités dans un même immeuble). Pour en savoir plus, consultez notre guide détaillé. Restrictions relatives à la propriété étrangère en Thaïlande.
Vous pouvez être propriétaire d'une maison construite sur un terrain loué. Vous êtes propriétaire de la structure mais locataire du terrain. usufruit Un contrat de ce type est une autre option qui vous confère des droits plus étendus qu'un simple bail. De nombreux étrangers optent pour cette solution.
Il est également possible d'acquérir une maison par le biais d'une société thaïlandaise. Si vous créez une société à responsabilité limitée thaïlandaise et que vous en êtes le propriétaire, cette société peut posséder des terrains. Toutefois, cela nécessite une structure appropriée et le respect des règles fiscales et de la réglementation relative aux investissements étrangers. Soyez vigilant. les récentes répressions candidat structures avant d'opter pour cette solution.
Exigences relatives aux entités commerciales
Si vous exploitez une entreprise en Thaïlande, vous devez respecter la législation commerciale thaïlandaise. Vous aurez généralement besoin de l'un des documents suivants :
- Entreprise individuelle. Vous agissez sous votre nom. C'est simple, mais vous êtes personnellement responsable.
- Partenariat. Plusieurs propriétaires, responsabilité et bénéfices partagés.
- Société à responsabilité limitée. Une entité juridique distincte des propriétaires, limitant ainsi leur responsabilité.
- Société publique. Pour les grandes entreprises ; exigences plus complexes.
La plupart des entreprises étrangères optent pour une société à responsabilité limitée (SARL). Vous devez vous enregistrer auprès du Département du développement des entreprises et obtenir un numéro d'identification fiscale. Vous devez également posséder un compte bancaire thaïlandais et tenir une comptabilité.
Certaines activités commerciales requièrent des licences spéciales ou sont soumises à des plafonds de participation étrangère. Par exemple, l'enseignement des langues étrangères exige un permis de travail. La possession d'un hôtel nécessite une autorisation d'investissement étranger.
Les exigences en matière de visa sont également importantes. De nombreux étrangers exploitent des entreprises en Thaïlande avec un visa. Visa d'affaires non-B ou le plus récent Visa de résident de longue durée (LTR). La conformité aux réglementations en matière de visas est distincte du droit des affaires, mais tout aussi importante.
Exécution des jugements étrangers
Si vous disposez d'un jugement rendu par un tribunal de votre pays d'origine, pouvez-vous le faire exécuter en Thaïlande ?
Les tribunaux thaïlandais n'exécutent pas automatiquement les jugements étrangers. Vous devez intenter une nouvelle action en justice en Thaïlande pour obtenir la reconnaissance du jugement étranger. Les tribunaux thaïlandais peuvent reconnaître les jugements étrangers si :
- Le tribunal étranger était compétent (les tribunaux thaïlandais le confirment).
- Le jugement étranger est définitif (non susceptible d'appel).
- Le défendeur a été dûment notifié.
- Ce jugement ne viole pas l'ordre public thaïlandais.
- L'accusé a eu la possibilité de se faire entendre.
Ce processus peut prendre un à deux ans en Thaïlande. Il est coûteux et incertain. C'est pourquoi les contrats internationaux devraient prévoir une clause d'arbitrage (les sentences arbitrales sont beaucoup plus faciles à exécuter) ou inclure des clauses attributives de juridiction désignant d'emblée les tribunaux thaïlandais.
Coûts des procédures judiciaires en Thaïlande
L'un des avantages du système juridique thaïlandais est son coût. Les procédures judiciaires en Thaïlande sont bien moins onéreuses qu'aux États-Unis. Voici à quoi vous pouvez vous attendre :
| Type de coût | Litige contractuel simple (réclamation de 500 000 bahts) | Litige commercial complexe (réclamation de 5 millions de bahts) | Litige immobilier (réclamation de 1 million de bahts) |
|---|---|---|---|
| Frais de dépôt au tribunal | 5 000 bahts | 30 000 bahts | 10 000 bahts |
| Honoraires d'avocat (à l'heure ou forfaitaires) | 25 000 à 50 000 bahts | 150 000 à 300 000 bahts | 50 000 à 100 000 bahts |
| Rapports d'experts (le cas échéant) | 0 (généralement inutile) | 50 000 à 100 000 bahts | 20 000 à 40 000 bahts |
| Divers (services, traduction, voyages) | 10 000 bahts | 30 000 à 50 000 bahts | 15 000 à 25 000 bahts |
| Total (première instance jusqu'au jugement) | 40 000 à 65 000 bahts | 260 000 à 480 000 bahts | 95 000 à 175 000 bahts |
| Total (première instance + appel + Cour suprême) | 75 000 à 150 000 bahts | 450 000 à 900 000 bahts | 175 000 à 350 000 bahts |
À titre de comparaison, un litige contractuel similaire aux États-Unis coûterait entre $50 000 et 200 000 taka rien qu'en honoraires d'avocat. En Thaïlande, les procédures judiciaires sont bien moins onéreuses.
Les honoraires d'avocat varient. Certains avocats facturent à l'heure (de 1 500 à 3 000 bahts de l'heure pour un avocat expérimenté). D'autres proposent des forfaits. Les avocats spécialisés en droit des sociétés et en droit commercial coûtent plus cher que ceux qui traitent des litiges simples.
Un coût qui n'est généralement pas élevé en Thaïlande : celui des experts. Aux États-Unis, les honoraires d'experts se chiffrent en milliers de bahts. En Thaïlande, les rapports d'expertise coûtent quelques milliers de bahts. C'est l'une des raisons pour lesquelles les procédures judiciaires restent abordables en Thaïlande.
Foire aux questions
Sur quoi repose le système juridique thaïlandais ?
Le système juridique thaïlandais repose sur la tradition du droit civil. Il s'appuie sur des textes de loi écrits et exhaustifs (codes) plutôt que sur la jurisprudence. Le Code civil et commercial thaïlandais, datant de 1908, en est la source principale. Ce système a été influencé par les traditions juridiques française, allemande et japonaise.
La Thaïlande est-elle un pays de droit civil ?
Oui. La Thaïlande est fermement ancrée dans la tradition du droit civil. Les juges appliquent des codes écrits plutôt que de créer une jurisprudence contraignante. Les lois priment ; les décisions de justice sont interprétatives. Cela distingue fondamentalement la Thaïlande des pays de common law comme les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.
Comment fonctionnent les tribunaux thaïlandais ?
Le système judiciaire thaïlandais est organisé en trois niveaux, conformément à la loi sur la Cour de justice BE 2543 (2000). Les tribunaux de première instance (tribunaux de district et tribunaux provinciaux) instruisent les affaires en première instance. Les cours d'appel examinent les décisions. La Cour suprême (Dika) est compétente uniquement pour les appels de haut niveau. La Thaïlande dispose également de juridictions spécialisées en droit administratif, du travail, fiscal, de la propriété intellectuelle, de la famille et des faillites. Ce sont les juges, et non les jurés, qui rendent les décisions.
Qu'est-ce que le Code civil et commercial thaïlandais ?
Le Code civil et commercial thaïlandais constitue le principal texte de droit civil de Thaïlande. Promulgué en 1908 et inspiré des modèles européens, il est divisé en six livres : Personnes, Obligations, Contrats particuliers, Biens, Famille et Successions. Il régit les contrats, les droits de propriété, les relations familiales et l’héritage. Les ressortissants étrangers exerçant une activité commerciale en Thaïlande sont constamment amenés à s’y référer.
La loi thaïlandaise s'applique-t-elle aux étrangers ?
Oui. Les étrangers ont la capacité juridique en vertu du droit thaïlandais. Vous pouvez conclure des contrats, posséder des appartements en copropriété, ester en justice et être poursuivi devant les tribunaux thaïlandais. Cependant, la propriété foncière est soumise à des restrictions (vous pouvez louer pour une durée maximale de 30 ans, mais vous ne pouvez généralement pas acheter de terrain). Vous devez respecter les exigences en matière de visa et de licences commerciales. Le droit thaïlandais s'applique à tous, mais des restrictions spécifiques s'appliquent aux étrangers en matière de propriété et d'activité commerciale.
Combien de temps durent les procédures judiciaires en Thaïlande ?
Les procès en première instance durent généralement de 2 à 4 ans entre le dépôt de la plainte et le jugement. Les appels ajoutent 1 à 2 ans. Les litiges commerciaux complexes peuvent s'étendre jusqu'à 4 à 7 ans. L'encombrement des tribunaux à Bangkok influe sur les délais. L'arbitrage est souvent plus rapide, avec une durée de 1 à 2 ans. Ces délais sont plus courts qu'aux États-Unis, mais plus longs que dans certains autres pays asiatiques.
En quoi le droit thaïlandais diffère-t-il du droit occidental ?
Le droit thaïlandais suit la tradition du droit civil et ne repose pas sur la jurisprudence. Il n'y a pas de procès avec jury. Les juges disposent de pouvoirs d'enquête plus étendus que dans les tribunaux occidentaux. La procédure de communication des pièces est limitée et les étrangers sont soumis à des restrictions en matière de propriété. Les litiges sont généralement plus rapides et moins coûteux qu'en Occident. L'exécution des jugements est plus lente et exige de la persévérance.
Les étrangers peuvent-ils intenter une action en justice devant les tribunaux thaïlandais ?
Oui. Les étrangers peuvent ester en justice devant les tribunaux thaïlandais s'ils ont un intérêt direct dans le litige. Vous pouvez intenter une action en cas de rupture de contrat, de litige foncier, de préjudice corporel et pour d'autres affaires civiles. Vous devez saisir le tribunal compétent, payer les frais de justice et, généralement, faire appel à un avocat thaïlandais. Les tribunaux reconnaissent les droits des parties étrangères, mais il est essentiel de recourir aux services d'un avocat local compétent.
Comment ThaiLawOnline peut vous aider
Comprendre le système de droit civil thaïlandais est une première étape essentielle. Appliquer ces connaissances à votre situation particulière requiert l'accompagnement d'un expert.
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- Examiner et rédiger des contrats conformes au droit thaïlandais
- Comprendre les règles d'acquisition et de propriété immobilière pour les étrangers
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Points clés à retenir
- La Thaïlande utilise un système de droit civil fondé sur des lois écrites, et non sur la jurisprudence comme dans les pays occidentaux.
- Le Code civil et commercial thaïlandais est la principale loi régissant les contrats, la propriété et les affaires familiales.
- Les tribunaux thaïlandais comportent trois niveaux (tribunaux inférieurs, cours d'appel et Cour suprême) ainsi que des tribunaux spécialisés pour des affaires spécifiques.
- Les procédures judiciaires en Thaïlande sont plus rapides et moins coûteuses qu'aux États-Unis, mais plus lentes que dans certains autres pays ; comptez 2 à 4 ans pour un jugement en première instance.
- En Thaïlande, il n'y a pas de procès avec jury ; tous les procès sont tranchés par des juges formés.
- Les étrangers peuvent intenter des poursuites et être poursuivis devant les tribunaux thaïlandais, mais ils sont soumis à des restrictions en matière de propriété foncière et doivent se conformer aux règles relatives aux visas et aux affaires.
- L'arbitrage et la médiation sont souvent plus rapides et plus confidentiels que les procédures judiciaires.
- L'exécution des jugements exige de la persévérance ; les tribunaux thaïlandais peuvent être lents à recouvrer les indemnités.
- Les contrats devraient inclure des clauses d'arbitrage et des dispositions relatives au choix de la loi applicable, par souci de clarté.
- Il est essentiel de faire appel à un avocat thaïlandais compétent ; l'expertise locale est primordiale pour s'orienter parmi les différences culturelles et juridiques.
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