Droits de succession en Thaïlande : 4 points clés pour une meilleure compréhension juridique

Dernière mise à jour : 18 juillet 2026

Comprendre les rouages de l'impôt sur les successions en Thaïlande est essentiel tant pour les résidents locaux que pour les expatriés. Adoptée en 2015 par la loi BE 2558 relative à l'impôt sur les successions, cette loi a profondément modifié le système fiscal thaïlandais. Il est important d'en maîtriser les règles, de savoir à qui elle s'applique, les exemptions et les limites applicables en matière de planification successorale, ainsi que de respecter la réglementation.

Impôt sur les successions en Thaïlande

1. Mise en œuvre et portée de l'impôt sur les successions en Thaïlande

La loi relative aux droits de succession est entrée en vigueur le 5 août 2015, soulignant son rôle dans la promotion de l'égalité par l'imposition des successions. Elle est applicable depuis le 1er février 2016 et concerne les successions d'une valeur supérieure à 100 millions de bahts. Cette loi affecte les citoyens thaïlandais et les expatriés résidant en Thaïlande et couvre les successions comprenant des biens immobiliers, des actions, des dépôts, des véhicules et certains actifs financiers spécifiés par décrets royaux. Une traduction du texte de loi est disponible dans les liens ci-dessous. Il est important de comprendre la raison d'être des droits de succession en Thaïlande et, éventuellement, les raisons pour lesquelles ils devraient être plus élevés. Cela contribuerait à réduire les inégalités entre riches et pauvres.

2. Taux d'imposition et seuil

Pour les successions dépassant 100 millions de bahts, un taux d'imposition de 10% est applicable. Toutefois, un taux de 5% est appliqué aux descendants ou aux parents du défunt. Ce système progressif vise à concilier équité sociale et soutien familial. (article 16) Les droits de succession en Thaïlande ne sont pas élevés.

3. Exonérations et abattements en matière de droits de succession en Thaïlande

La loi énonce des exemptions ;

  • Les biens immobiliers d'une valeur inférieure à 100 millions de bahts ne sont pas imposables. (article 12)
  • Le conjoint survivant du défunt est également exonéré d'impôts afin de lui assurer une certaine stabilité. (Article 3)
  • Les biens affectés à des fins éducatives ou d'intérêt public sont exonérés d'impôt, ce qui encourage les initiatives. (Article 11)
  • Les héritages acquis jusqu'à la date d'entrée en vigueur de la loi, le 1er février 2016, ne sont pas soumis à cet impôt.

4. Considérations relatives aux résidents étrangers

Les résidents étrangers en Thaïlande doivent porter une attention particulière à ces réglementations, notamment si la valeur de leur patrimoine devrait dépasser 100 millions de bahts. Bien que la loi soit pertinente, des variations subtiles dans son application peuvent avoir une incidence importante sur les stratégies de planification successorale. Par exemple, malgré l'interdiction faite aux non-Thaïlandais de posséder des terres en Thaïlande, ils sont autorisés à en hériter.

Cependant, ils sont tenus de respecter des délais précis, définis par la réglementation locale, pour la vente des terres héritées. Comprendre ces subtilités est essentiel pour une gestion successorale efficace et le respect du cadre légal thaïlandais. Par exemple, les Européens sont soumis à de nouvelles règles en matière d'héritage depuis août 2015. Si vous prévoyez une imposition plus élevée dans votre pays d'origine, il est conseillé d'établir votre résidence en Thaïlande et d'y créer un compte bancaire. Testament conforme à la loi thaïlandaise.

En résumé

Le système de droits de succession en Thaïlande témoigne de l'engagement du gouvernement en matière de recouvrement des impôts, tout en offrant des possibilités d'allégements et d'exonérations fiscales. Pour les résidents, le respect de cette loi exige une compréhension approfondie et une approche stratégique afin d'en appréhender efficacement les implications. Faire appel à un planificateur successoral compétent peut apporter des conseils précieux sur diverses stratégies, telles que les donations “ in vivo ” (de son vivant), la création d'une fiducie à l'étranger (non autorisée en Thaïlande) ou l'utilisation d'autres méthodes pour réduire les droits de succession, notamment en cas de patrimoine important.

Que votre objectif soit de bénéficier d'exonérations fiscales ou de mieux comprendre vos obligations fiscales, il est essentiel de solliciter l'avis d'un expert pour optimiser votre planification successorale dans le respect de la législation thaïlandaise. En alignant vos objectifs financiers sur les subtilités du système de droits de succession, vous pouvez gérer votre patrimoine de manière proactive et potentiellement minimiser la charge fiscale, assurant ainsi un avenir financier plus serein pour vous et vos bénéficiaires.

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