Création d'une fondation en Thaïlande

Dernière mise à jour : 12 avril 2026

Créer une fondation en Thaïlande est une tâche complexe. Elle exige une attention particulière aux règles, aux engagements financiers et au respect continu des obligations légales. Les lois récentes ont rendu le processus plus difficile. Le contrôle gouvernemental est renforcé et de nouvelles réglementations pourraient bientôt être mises en place.

Les lois thaïlandaises relatives aux fondations sont basées sur Code civil et commercial et règles ministérielles. Ces organisations doivent démontrer qu'elles poursuivent de véritables objectifs d'intérêt public et conserver leur statut d'organisme sans but lucratif. La procédure dure généralement douze mois, voire plus. Elle exige un investissement conséquent, entre 200 000 et 500 000 bahts thaïlandais, selon les objectifs de la fondation. Compte tenu de la complexité et de l'évolution constante du cadre réglementaire, l'assistance d'un avocat spécialisé est non seulement recommandée, mais indispensable à la réussite de la création d'une fondation. Ce guide est informatif et ne saurait se substituer à un avis juridique personnalisé.

Infographie expliquant comment créer une fondation en Thaïlande. Elle aborde les exigences légales, la composition du conseil d'administration, les obligations financières et l'enregistrement auprès des autorités compétentes.

Table des matières

Lois et règlements applicables

La création de fondations en Thaïlande est principalement régie par les Code civil et commercial (articles 110 à 136). Elle est également régie par le Règlement ministériel de 2002 relatif à l'enregistrement des fondations. Une fondation est définie à l'article 110 du Code civil et commercial. Il s'agit d'un bien affecté à des fins d'intérêt général. Ces fins comprennent la charité, la religion, les arts, la science, l'éducation et d'autres causes d'utilité publique. Elle n'est pas destinée à générer des profits. Les biens doivent être gérés exclusivement pour la réalisation des objectifs de la fondation et ne peuvent être utilisés à des fins personnelles.

Résumé des exigences relatives à la création d'une fondation en Thaïlande

Sujet Lois/Règles clés Objectif/Impact
Cadre juridique Articles 110 à 136 du Code civil et commercial, Règlement ministériel de 2002 Garantit que toutes les fondations servent l'intérêt public et restent à but non lucratif
Besoins en capitaux Un montant minimum de 500 000 THB est requis ; dans certains cas, ce montant peut être réduit à 250 000 THB (dont 100 000 en espèces). Le règlement ministériel n° 1 (BE) précise que ce seuil inférieur s’applique aux fondations à vocation sociale, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé. Cette réduction n’est pas automatique et nécessite une approbation. Il convient également de noter que le registre du commerce peut modifier ces montants en fonction de la taille de la fondation. Les fondations ayant des liens avec l’étranger peuvent faire l’objet d’un examen plus approfondi. Critères d'entrée élevés ; garantit des candidats sérieux et financièrement stables.
Chronologie et étapes Préparation (1 à 2 mois), Application + Examen (7 à 13 mois) Processus long nécessitant des documents bien préparés et de la persévérance
Autorité de surveillance Département de l'administration provinciale auprès du ministère de l'Intérieur Veille au respect des règles, examine les opérations et garantit la responsabilisation.
Évolutions juridiques récentes Projet de loi sur les associations et les fondations (Oct 2024) Peut restreindre l'accès aux organisations non enregistrées, ajouter des sanctions sévères et exiger un signalement.
Règles fiscales Les dons sont exonérés d'impôt ; les revenus d'entreprise sont imposés au titre 2%, les autres revenus au titre 10%. Règles du Département du Revenu (articles 47 à 49 du Code du Revenu), Les fondations doivent être reconnues comme “ organismes d’utilité publique ” pour bénéficier d’exonérations. Il est important de préciser que le non-respect de cette condition peut entraîner l’imposition complète des sociétés (article 20%). Garantit la transparence et prévient les abus des avantages fiscaux.
Obligations de conformité Rapports annuels vérifiés par un CPA, inscription fiscale de 60 jours, documents financiers Démontre sa légitimité, soutient les opérations courantes et les audits.
Rôle de l'assistance juridique Permet d'éviter les retards, de garantir la conformité, de rédiger la charte et de mettre en place le conseil d'administration Indispensable pour éviter les erreurs et se préparer aux futures évolutions législatives.

Le ministère de l'Intérieur exerce un contrôle sur toutes les fondations par l'intermédiaire du Département de l'administration provinciale. Ce service gouvernemental est habilité à contrôler les activités des fondations. Il examine leurs états financiers et veille au respect des règles et des lois. Les fondations doivent opérer dans un cadre strictement défini et leurs activités sont limitées aux buts caritatifs, religieux, artistiques, scientifiques, littéraires, éducatifs ou d'intérêt public.

Projet de loi sur les associations et les fondations 2024

Un développement majeur concernant la création de fondations est le projet de loi thaïlandais sur les associations et les fondations, présenté en octobre 2024. Ce texte législatif adopte une approche plus stricte envers le secteur à but non lucratif et pourrait introduire de nouvelles règles contraires aux normes du droit international. Il impose notamment l'enregistrement de toutes les associations et fondations auprès du ministère de l'Intérieur, ce qui interdira les groupes non enregistrés et instaurera des sanctions pénales pour les contrevenants.

Les principales préoccupations liées à ce projet de loi concernent l'exigence d'un minimum de 30 membres pour les groupes. Il confère également des pouvoirs d'inspection sans mandat de perquisition. De plus, il autorise une dissolution générale fondée sur des critères imprécis, incluant les actions “ contraires à la moralité publique ” ou susceptibles de mettre en danger la “ sécurité nationale ”. Le projet de loi impose par ailleurs des obligations de déclaration contraignantes pour les financements étrangers, dont les seuils seront fixés par décret ministériel. Ces dispositions ont suscité de vives critiques de la part des organisations de la société civile et des groupes internationaux de défense des droits humains, qui estiment qu'elles pourraient restreindre considérablement les activités caritatives légitimes.

Renforcement du contrôle gouvernemental

Le cadre réglementaire applicable aux fondations s'est considérablement durci, reflétant des préoccupations plus générales concernant l'évasion fiscale et les questions de sécurité. Les fondations bénéficient de taux d'imposition avantageux : elles paient la taxe 2% sur leurs revenus d'activité et la taxe 10% sur leurs autres revenus. Toutefois, cette situation a entraîné un renforcement des contrôles gouvernementaux afin de prévenir les abus. Les revenus provenant des cotisations et des dons restent exonérés d'impôt. Cependant, les autorités renforcent leur surveillance pour enrayer les abus liés à ces avantages fiscaux.

Les récentes modifications apportées à la politique fiscale témoignent de la volonté du gouvernement de combler les lacunes fiscales. De nouvelles règles d'imposition des revenus étrangers, prévues par le code des impôts, entreront en vigueur en 2024. Bien que ces changements concernent principalement les particuliers, ils annoncent une tendance plus générale à un contrôle financier plus strict, qui s'étend aux organismes de bienfaisance.

Considérations relatives aux fondateurs étrangers et aux fondations internationales

Les expatriés et les organisations internationales souhaitant créer une fondation en Thaïlande sont confrontés à des obstacles supplémentaires liés aux restrictions sur les investissements étrangers et aux impératifs de sécurité. En vertu de la loi thaïlandaise sur les entreprises étrangères (BE 2542, 1999), les étrangers ne peuvent détenir que 491 000 milliards de bahts (491 000 THB) d'actifs d'une fondation. Au-delà de ce montant, une autorisation spéciale est requise. Le conseil d'administration doit généralement être composé majoritairement de ressortissants thaïlandais afin de garantir un contrôle local. Les financements étrangers doivent être clairement déclarés, ce qui permet d'éviter les problèmes liés à la lutte contre le blanchiment d'argent, conformément à la loi thaïlandaise sur le blanchiment d'argent (BE 2542).

Les organisations caritatives transfrontalières peuvent s'enregistrer comme antenne d'une ONG internationale. Elles doivent toutefois obtenir l'approbation du ministère de l'Intérieur et respecter les accords bilatéraux. Parmi les difficultés courantes figurent les barrières linguistiques dans la documentation et les nuances culturelles liées à la définition de “ l'intérêt public ”. Faire appel à des experts juridiques bilingues dès le début du processus peut faciliter les démarches. Ces experts peuvent aider à créer une fondation conforme à la fois au droit thaïlandais et aux normes internationales, telles que celles de l'ONU ou de l'OCDE.

Exigences de capital et obligations financières

Seuil minimal de capital

La création d'une fondation nécessite un investissement initial conséquent. investissement en capital, Les exigences varient selon les objectifs de l'organisation. Le capital minimum requis est de 500 000 bahts thaïlandais. Si vous incluez d'autres actifs, vous devez disposer d'au moins 250 000 bahts en espèces. Les fondations créées pour certains objectifs sont soumises à ces exigences. buts caritatifs Les exigences en matière de capital peuvent être moins élevées. Ces projets concernent notamment le travail social, l'éducation, le sport, la religion, les soins médicaux, la recherche et la prévention de la toxicomanie ou du sida. Pour être éligibles, ils doivent disposer d'un capital total de 250 000 bahts, dont au moins 100 000 bahts en espèces.

Ces exigences en matière de capital constituent un obstacle important à l'entrée sur le marché pour les petites initiatives caritatives et les organisations à but non lucratif. Les fonds doivent être déposés dans un compte bancaire thaïlandais Ces fonds ne peuvent être retirés à des fins personnelles. En cas de dissolution d'une fondation, son actif restant doit être transféré à une autre fondation ou association poursuivant des objectifs similaires. Il ne peut être restitué aux fondateurs.

Malgré les obstacles importants, la création d'une fondation en Thaïlande offre des avantages considérables, notamment pour les actions caritatives. Les fondations enregistrées bénéficient d'exonérations fiscales sur les dons (encourageant ainsi la philanthropie), sont éligibles aux subventions publiques et jouissent d'une crédibilité accrue pour nouer des partenariats avec des ONG. Pour les expatriés, c'est un moyen concret de contribuer à la société thaïlandaise. Cela peut également leur permettre d'obtenir des visas de long séjour dans certaines catégories d'aide sociale. Toutefois, ces avantages sont conditionnés au respect des règles applicables aux organisations à but non lucratif. Tout partage des bénéfices peut entraîner des sanctions et la dissolution de la fondation.

Conformité financière continue

Les fondations sont soumises à des obligations de reporting financier continu qui requièrent l'expertise de professionnels de la comptabilité. Conformément à la législation fiscale, les états financiers annuels doivent être vérifiés par des experts-comptables agréés et transmis aux autorités compétentes. Ces états financiers doivent inclure des rapports d'activité détaillant l'utilisation des fonds et les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs. Ils doivent démontrer que l'ensemble des revenus et des dons sont exclusivement affectés aux objectifs de la fondation et ne peuvent être utilisés à des fins personnelles.

Vous devez vous immatriculer auprès des services fiscaux dans les 60 jours suivant la création de votre organisme. Il est également indispensable de conserver une comptabilité détaillée de toutes vos transactions financières. Les fondations bénéficient de certains avantages fiscaux, comme l'exonération d'impôt sur les dons, ce qui peut considérablement aider les organisations locales. Cependant, elles restent soumises à l'impôt sur le revenu pour leurs activités commerciales et leurs gains de placement. Les récentes modifications de la politique fiscale ont introduit des obligations de conformité supplémentaires, notamment concernant les sources de financement étrangères et les systèmes de dons électroniques.

Processus et calendrier de mise en place

Phase de préparation (1 à 2 mois)

La création d'une fondation débute par une planification rigoureuse des objectifs, des documents et des finances. Celle-ci doit être conforme au Code civil et commercial thaïlandais. Les fondateurs doivent clairement énoncer les objectifs caritatifs de la fondation, afin de garantir leur conformité avec les activités autorisées pour les organisations à but non lucratif en vertu de la loi thaïlandaise. Cette phase inclut l'obtention des autorisations requises. capital minimum, identifier les membres potentiels du conseil d'administration et élaborer la charte et les règlements de la fondation.

Chronologie des retards dans la création d'une fondation en Thaïlande

Calendrier du processus de création d'une fondation en Thaïlande

La préparation des documents durant cette phase est cruciale. Des dossiers incomplets ou incorrects peuvent entraîner des retards importants par la suite. Vous devez fournir plusieurs documents, notamment un numéro d'identification fiscale Pour la fondation, il est essentiel de fournir une liste des actifs affectés et des promesses de dons enregistrées, documents indispensables pour les organismes sans but lucratif. Vous aurez également besoin des pièces d'identité de tous les membres du conseil d'administration. Enfin, veuillez inclure un règlement intérieur détaillé concernant la structure de gestion et les procédures opérationnelles de la fondation.

Processus de candidature et d'examen (7 à 13 mois)

La demande doit être déposée auprès du registre du district où sera situé le siège social de la fondation. La procédure d'examen est rigoureuse et prend du temps, généralement de 6 à 12 mois. Pendant cette période, les autorités examinent les objectifs de la fondation, ainsi que ses plans financiers et les qualifications de son conseil d'administration. Les représentants du gouvernement vérifient si les objectifs de la fondation servent l'intérêt public et ne constituent pas une menace pour la sécurité.

Durant cette phase, les autorités peuvent demander des corrections ou des documents complémentaires, ce qui peut prolonger le délai. Le registre peut refuser l'enregistrement. Ce refus peut intervenir si les objectifs sont illégaux, immoraux ou susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ou à la sécurité nationale. Les demandeurs disposent de 30 jours pour apporter les corrections nécessaires. À défaut, leur enregistrement sera refusé conformément au Code civil et commercial thaïlandais.

Exigences d'inscription et de suivi après inscription

Après approbation, le greffier délivre un certificat d'enregistrement et la création de la fondation est publiée au Journal officiel. La fondation nouvellement enregistrée doit ensuite procéder à son immatriculation fiscale dans un délai de 60 jours et se conformer à ses obligations légales. Cela comprend la mise en place d'un système comptable adéquat, l'application de procédures de gouvernance et la préparation des rapports annuels.

Le respect des obligations après l'enregistrement implique de surveiller les activités afin de s'assurer qu'elles atteignent les objectifs fixés. Cela comprend également la tenue de registres financiers précis et la transmission de rapports annuels aux autorités compétentes. Les fondations doivent aussi s'adapter à l'évolution de la réglementation, notamment aux nouvelles restrictions potentielles prévues par le projet de loi sur les associations et les fondations.

Navigation réglementaire complexe

La complexité du processus de création d'une fondation en Thaïlande rend l'assistance juridique professionnelle indispensable. Les juristes spécialisés en droit des organisations à but non lucratif possèdent l'expertise nécessaire pour s'orienter dans le cadre réglementaire complexe et garantir le respect de toutes les exigences applicables. Ce processus implique de multiples organismes gouvernementaux, des exigences documentaires détaillées et des obligations de conformité continues qui requièrent des connaissances spécialisées.

Une assistance juridique spécialisée peut aider les fondateurs d'organismes sans but lucratif. Elle peut les aider à éviter les erreurs courantes qui entraînent le rejet ou le retard de leurs demandes.

  • Cela inclut la rédaction correcte de la charte.
  • Cela implique également de répondre aux besoins en capitaux.
  • De plus, cela nécessite de bien structurer le conseil d'administration.
  • Enfin, cela implique de gérer tout problème de sécurité susceptible de survenir au cours de l'examen.

 Les professionnels du droit se tiennent au courant de l'évolution de la réglementation. Ils suivent de près les nouvelles lois, comme le projet de loi sur les associations et les fondations.

Avantages pratiques d'un accompagnement professionnel

L'assistance juridique offre des avantages concrets qui vont au-delà de la simple conformité réglementaire, notamment une préparation efficace des documents, une planification stratégique des objectifs de la fondation et un accompagnement opérationnel continu. Les avocats peuvent aider à structurer les fondations afin d'optimiser les avantages fiscaux tout en garantissant le respect total des lois applicables. Ils fournissent également des conseils précieux sur la composition du conseil d'administration, en particulier concernant les avantages pratiques de la présence de ressortissants thaïlandais parmi les administrateurs.

Professionnel services juridiques Les conseils juridiques sont plus importants que jamais. Cela s'explique par le renforcement du contrôle gouvernemental et l'éventuelle mise en place de nouvelles réglementations pour les organisations à but non lucratif. Les avocats peuvent aider les fondations à se préparer aux exigences accrues en matière de rapports, à s'orienter dans les procédures d'inspection et à garantir leur conformité aux normes réglementaires en constante évolution. Cet accompagnement est essentiel pour les fondateurs étrangers, qui peuvent méconnaître les procédures juridiques et les spécificités culturelles thaïlandaises.

Conformité et gestion des risques à long terme

L'assistance juridique ne se limite pas à la création de l'organisme, mais englobe la gestion continue de la conformité et l'atténuation des risques. Les fondations ont besoin d'un accompagnement juridique permanent pour conserver leur statut d'organisme de bienfaisance, respecter leurs obligations de déclaration et s'adapter à l'évolution de la réglementation. Un conseil juridique professionnel permet de garantir que les activités de la fondation restent dans le cadre légal et assure une prise en compte rapide de tout changement de réglementation.

Le projet de loi sur les associations et les fondations peut être utilisé. Cela permet d'obtenir une aide juridique pour groupes à but non lucratif Plus important encore, ce projet de loi pourrait modifier considérablement le cadre opérationnel des fondations, obligeant les organismes existants à adapter leurs procédures et les exposant potentiellement à un contrôle renforcé. Les juristes peuvent aider les fondations à se préparer à ces changements potentiels et à garantir leur conformité continue aux normes réglementaires en constante évolution.

FAQ sur la création d'une fondation en Thaïlande

Quelles sont les étapes à suivre pour créer une fondation en Thaïlande ?

Pour créer une fondation en Thaïlande, il faut d'abord définir ses objectifs. Assurez-vous que ces objectifs correspondent à une activité à but non lucratif. Vous devrez ensuite rédiger les statuts. Préparez également les pièces justificatives, comme une copie du titre de propriété. Après cela, adressez votre demande au bureau de district compétent. Ce bureau dépend du Département de l'administration provinciale, au sein du ministère de l'Intérieur. Une fois votre demande approuvée, vous pourrez enregistrer votre fondation auprès du registre foncier local.

Quelle est la structure juridique requise pour créer une organisation à but non lucratif en Thaïlande ?

La structure juridique pour établir un organisation à but non lucratif En Thaïlande, la création d'une association implique généralement son enregistrement en tant que fondation ou association. Les fondations sont des organismes sans but lucratif œuvrant pour l'intérêt général, tandis que les associations peuvent avoir des membres et des activités plus diversifiés. Les deux doivent se conformer à la législation thaïlandaise et aux règles édictées par le ministère de l'Intérieur.

Comment une fondation en Thaïlande conclut-elle des contrats ?

En Thaïlande, une fondation peut conclure légalement des contrats si elle est enregistrée auprès du ministère de l'Intérieur. Elle doit s'assurer que tous ses contrats sont conformes à ses objectifs et respectent la législation thaïlandaise, notamment en matière d'impôt sur les sociétés et autres obligations légales.

Quels sont les critères d'agrément d'une fondation ou d'une association en Thaïlande ?

Pour obtenir l'agrément d'une fondation ou d'une association en Thaïlande, il est indispensable de définir des objectifs clairs d'intérêt public. Il faut également fournir des documents valides et respecter la réglementation du ministère de l'Intérieur. Enfin, les activités de la fondation doivent s'inscrire dans une logique d'intérêt général pour être agréées.

Quels types d'activités une organisation à but non lucratif peut-elle entreprendre en Thaïlande ?

En Thaïlande, une organisation à but non lucratif peut accomplir de nombreuses actions. Elle peut promouvoir l'éducation, la santé, le bien-être social et d'autres services d'intérêt public. Ses activités doivent être conformes aux objectifs de la fondation et respecter la législation thaïlandaise et les réglementations du ministère de l'Intérieur.

Quelle est la procédure pour créer une association caritative en Thaïlande ?

Créer une association caritative en Thaïlande suit une procédure similaire à celle d'une organisation à but non lucratif. Il faut définir les objectifs de l'association, puis rédiger les statuts. Enfin, il convient de soumettre les documents requis au ministère de l'Intérieur pour approbation. Une fois enregistrée, l'association doit opérer dans le cadre réglementaire approuvé et se conformer à toutes les réglementations en vigueur.

Quel est le rôle du Département des recettes dans le contexte des organisations à but non lucratif en Thaïlande ?

En Thaïlande, le Département des recettes joue un rôle crucial dans le contrôle du respect des obligations fiscales des organisations à but non lucratif. Les fondations sont exemptées d'impôt sur les sociétés, mais doivent se conformer à certaines règles. Elles doivent également fournir des documents attestant de leur conformité à la législation thaïlandaise et aux exigences du Département des recettes.

Comment garantir le respect de la législation thaïlandaise lors de la création d'une fondation ?

Pour créer une fondation en toute conformité avec la loi thaïlandaise, il est impératif de suivre scrupuleusement les étapes définies par le ministère de l'Intérieur. Cela implique notamment la préparation des documents nécessaires, la compréhension des critères d'agrément et le respect des règles et réglementations en vigueur concernant les fondations en Thaïlande.

Quel type de soutien est disponible pour les organisations non gouvernementales en Thaïlande ?

Les organisations non gouvernementales (ONG) en Thaïlande peuvent bénéficier de diverses formes de soutien, notamment des subventions, des formations et des opportunités de réseautage. Ces ressources sont souvent fournies par d'autres organisations, des agences gouvernementales et des instances internationales soucieuses de promouvoir le développement et le bien-être social en Thaïlande.

Stratégies de dissolution et de sortie

Si une fondation doit être dissoute, elle est soumise aux articles 131 à 136 du Code civil philanthropique (CCC). La dissolution peut intervenir pour diverses raisons, telles que le non-respect des statuts, l'insolvabilité ou l'achèvement de sa mission. Les actifs ne peuvent être restitués aux fondateurs mais doivent être transférés à une autre organisation similaire, agréée par le registre des fondations. La dissolution volontaire requiert l'approbation du conseil d'administration et une notification au ministère. Les dissolutions involontaires, comme les infractions aux lois sur la moralité publique, peuvent entraîner des amendes pouvant aller jusqu'à 100 000 THB ou une peine d'emprisonnement.

Il est judicieux d'anticiper une stratégie de sortie dès le départ. Un avocat peut rédiger des clauses dans les statuts, facilitant ainsi la liquidation. Cela réduit également les risques tels que les contrôles fiscaux ou les litiges relatifs aux actifs. Ceci est particulièrement important dans un contexte d'évolutions réglementaires, où le non-respect des règles pourrait entraîner une dissolution forcée.

Conclusion

Créer une fondation en Thaïlande représente un projet d'envergure qui exige une planification rigoureuse, des ressources financières importantes et l'expertise d'un juriste spécialisé. Le processus s'étend généralement sur plus de douze mois et implique de se conformer à une réglementation complexe, sous un contrôle gouvernemental de plus en plus strict. Les évolutions récentes, notamment le projet de loi sur les associations et les fondations, laissent présager que l'environnement réglementaire deviendra encore plus contraignant pour les organisations caritatives.

L'exigence d'un capital important (200 000 à 500 000 THB), la complexité des documents requis et les obligations de conformité permanentes rendent indispensable le recours à une assistance juridique professionnelle pour la création réussie d'une fondation. La faible fiscalité a rendu les fondations thaïlandaises attractives, mais a également entraîné un renforcement du contrôle gouvernemental. Elles doivent donc respecter scrupuleusement la réglementation et opérer en toute transparence.

Pour les expatriés et les organisations envisageant la création d'une fondation en Thaïlande, il est crucial de consulter rapidement un avocat spécialisé. Le processus est complexe et peut connaître d'importants retards. La réglementation étant en constante évolution, se faire accompagner par un professionnel est non seulement conseillé, mais indispensable. Cet accompagnement vous permettra d'atteindre vos objectifs caritatifs dans le respect de la loi. Face à l'évolution de la réglementation, les fondations qui bénéficient d'une assistance juridique de qualité dès le départ seront mieux préparées. Elles pourront ainsi relever les défis futurs et atteindre leurs objectifs caritatifs plus efficacement.

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