Un étranger peut-il hériter de terres en Thaïlande ?

Dernière mise à jour : 18 juillet 2026

Un étranger peut-il hériter de terres en Thaïlande ?
Un étranger peut-il hériter d'un terrain en Thaïlande ? | ThaiLawOnline

En résumé : un étranger peut recevoir des terres en Thaïlande par héritage. Dans la plupart des cas, il ne peut pas les conserver.

En droit thaïlandais, il est généralement obligatoire pour l'héritier étranger de vendre le terrain dans le délai fixé par le Département foncier. Le produit de la vente lui revient, mais pas le terrain lui-même.

Il existe des exceptions. Six voies légales permettent aux étrangers de posséder des terres ou des droits assimilables à ceux d'un propriétaire en Thaïlande. La plupart des expatriés ne remplissent pas les conditions requises. Toutefois, une analyse complète nécessite de connaître leur existence.

Ce guide explique la règle de base, énumère chaque exception avec son fondement légal, cite les décisions pertinentes de la Cour suprême et vous indique ce qu'il faut faire si vous êtes un héritier étranger confronté à cette situation actuellement.

La règle de base : pourquoi les étrangers ne peuvent pas posséder de terres en Thaïlande

Le point de départ est l'article 86 du Land Code Act, BE 2497 (1954) :

“ Les étrangers peuvent acquérir des terres en vertu des dispositions d’un traité leur conférant le droit de posséder des biens immobiliers et sous réserve des dispositions du présent Code. ”
Article 86, Loi sur le Code foncier, BE 2497 (1954)

La seule voie d'acquisition de terres étrangères en vertu de l'article 86 est un traité bilatéral. La Thaïlande n'a plus de traité de ce type en vigueur depuis 1970. Le dernier a été dénoncé il y a plus de 55 ans et n'a pas été remplacé.

Le traité d'amitié et de relations économiques thaï-américain est parfois évoqué par les clients américains. Il accorde de larges droits commerciaux aux ressortissants américains en Thaïlande, mais ne leur confère pas le droit de propriété foncière.

La règle de base est donc bien réelle : la plupart des étrangers ne peuvent pas posséder de terres en Thaïlande. Cette règle demeure inchangée même en cas d’héritage. Lorsqu’un héritier étranger apparaît dans une succession thaïlandaise comprenant des terres, l’article 86 est la première question à se poser.

Mais la règle de base comporte des exceptions. Elles sont limitées. Elles sont soumises à des conditions strictes. Il est important de les connaître.

Exceptions : Cas où un étranger peut détenir des droits fonciers en Thaïlande

Six voies légales permettent aux étrangers de détenir des terres ou des droits fonciers adjacents en Thaïlande. La première est la plus importante pour les résidents étrangers et leurs héritiers. Les autres sont liées à des activités d'investissement ou à des structures d'entreprise spécifiques.

Exception 1

ทรัพย์อิงสิทธิ (Sap Ing Sith) — Loi sur les droits fondés sur la propriété BE 2562 (2019)

Il s’agit de l’évolution la plus importante du droit thaïlandais de la propriété pour les étrangers depuis des décennies. La Loi sur les droits fondés sur la propriété (พระราชบัญญัติทรัพย์อิงสิทธิ พ.ศ. 2562) a été promulguée dans la Gazette royale le 30 mai 2019. Il crée une toute nouvelle catégorie de droit de propriété, distincte de la propriété.

Le droit Sap Ing Sith confère à son titulaire des pouvoirs similaires à ceux d'un propriétaire sur une parcelle de terrain spécifique pour une durée maximale de 30 ans. Ce droit est enregistré auprès du Département du cadastre et associé à un titre de propriété chanote (nor sor 4 jor). Seuls les terrains faisant l'objet d'un titre chanote sont éligibles. Le titulaire peut utiliser le terrain, le gérer, le louer, l'hypothéquer et le transférer à un tiers, exactement comme le ferait un propriétaire. L'article 11 de la loi établit explicitement ces pouvoirs.

Point crucial en matière d'héritage : l'article 12 de la loi stipule qu'un droit Sap Ing Sith peut être transmis par la succession du titulaire décédé. Un étranger titulaire d'un droit Sap Ing Sith peut le léguer à ses héritiers. L'héritier, y compris un héritier étranger, reçoit alors le droit. L'obligation de disposition prévue à l'article 94 ne s'applique pas.

Il ne s'agit pas d'une pleine propriété. Ce droit est limité à une durée maximale de 30 ans. Toutefois, pendant cette période, un héritier étranger possède des droits réels, enregistrés et transmissibles par héritage sur les terres thaïlandaises. C'est ce qui se rapproche le plus d'un droit de propriété foncière pour un étranger en vertu de la législation thaïlandaise actuelle.

Source: Document krisdika_832117 dans la base de données juridiques Vortex ; annonce de la Gazette royale du 30 mai 2019.

Exception 2

La voie des 40 millions de bahts — Article 96bis, Code foncier

L'article 96bis a été ajouté au Code foncier afin de permettre aux étrangers éligibles de détenir jusqu'à 1 rai de terrain à des fins résidentielles. Les conditions sont strictes et cumulatives :

L'étranger doit investir au moins 40 millions de bahts dans des placements agréés. Il peut s'agir d'obligations d'État thaïlandaises, d'obligations de la Banque de Thaïlande, d'obligations émises par des institutions financières publiques ou d'un investissement dans une entreprise promue par le BOI (Board of Investment). Cet investissement doit être maintenu pendant au moins cinq ans. Le terrain doit être exclusivement destiné à un usage résidentiel et se situer dans une zone désignée par le ministère de l'Intérieur. L'approbation du ministre de l'Intérieur est requise.

Il s'agit d'un droit d'acquisition, et non d'un droit successoral autonome. L'article 96bis est conçu pour un investisseur vivant qui remplit les conditions requises et en fait la demande. Le sort de ce droit en cas de décès de l'investisseur – et notamment sa transmission à ses héritiers – n'est pas clairement établi. Une source juridique publiée que nous avons consultée suggère que ce droit n'est pas automatiquement transmissible par succession. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit immobilier thaïlandais afin de confirmer la situation actuelle avant de se fier à la transmission des droits prévus par l'article 96bis après le décès.

Exception 3

Entreprises promues par le BOI — Loi sur la promotion des investissements BE 2520 (1977), article 27

Un étranger ou une société étrangère titulaire d’un certificat de promotion des investissements du Board of Investment peut posséder un terrain en Thaïlande. L'article 27 de la loi sur la promotion des investissements (พระราชบัญญัติส่งเสริมการลงทุน พ.ศ. 2520) accorde ce droit aux terrain nécessaire à l'activité promue. Terrains d’usine, terrains de bureaux pour une entreprise promue – ceux-ci peuvent appartenir à un étranger disposant d’un certificat de promotion BOI valide.

Il s'agit d'un droit commercial, et non d'un droit de propriété personnelle. Le droit de propriété foncière conféré par l'article 27 est lié à la promotion du BOI et à l'activité promue. En cas de décès de l'investisseur étranger, l'actif commercial ne devient pas automatiquement un bien successoral, contrairement aux autres biens. La structure juridique de l'entité promue (société, partenariat, personne physique) détermine la transmission de cet actif. Pour la planification successorale des actifs acquis grâce au BOI, il est indispensable de consulter un spécialiste.

Exception 4

Zones industrielles — Loi IEAT BE 2522 (1979), article 44

Les opérateurs étrangers dans les zones administrées par l'Autorité des zones industrielles de Thaïlande (IEAT) peuvent posséder des terrains dans ces zones industrielles. Article 44 de la loi sur l'Autorité thaïlandaise des zones industrielles (พระราชบัญญัติการนิคมอ Demander § 2522) accorde ce droit.

Une condition s'applique : si l'exploitant étranger cesse son activité sur le domaine, le terrain doit être cédé dans les trois ans suivant la cessation d'activité. Il s'agit d'un droit de propriété conditionnel à l'usage. Le droit confère la propriété du terrain tant que l'entreprise est en activité, mais il ne s'agit pas d'une propriété permanente et indépendante de cette activité.

En matière de succession : si un exploitant étranger décède et que son activité cesse, un délai de trois ans court avant le début de la transmission. Les héritiers reçoivent le produit de la vente, et non le bien immobilier lui-même. Si l’activité se poursuit (par exemple, via une structure juridique qui survit à la personne physique), la question successorale est plus complexe et requiert un conseil spécifique.

Source: Loi sur l'Autorité des zones industrielles de Thaïlande, confirmée dans la base de données juridiques Vortex.

Exception 5

Corridor économique oriental — Loi BE 2561 (2018), article 49

La loi sur le corridor économique oriental ( พ.ศ.2561) crée une zone spéciale couvrant des parties de Chonburi, Rayong et Chachoengsao. L'article 49 contient une exception légale confirmée, vérifiée directement dans la base de données juridique Vortex.

L'article 49 accorde un personne morale Une société exerçant ses activités dans une zone de promotion spéciale de la CEE et dont les membres sont considérés comme étrangers au sens du Code foncier a le droit de posséder des terrains dans cette zone pour ses opérations commerciales autorisées, sans avoir besoin d'une autorisation au titre du Code foncier. Le même article exempte les personnes morales étrangères promues par la CEE du quota de propriété étrangère prévu par la loi sur la copropriété pour les unités de copropriété utilisées dans le cadre de l'activité.

Les conditions de cession sont similaires à celles de la loi IEAT : si l’exploitant détient un terrain mais ne l’exploite pas dans un délai de trois ans, ou cesse son exploitation, le terrain doit être vendu dans l’année suivant la notification. Les limites de superficie et les critères d’admissibilité sont fixés par le Comité des politiques de la CEE, avec l’approbation du Cabinet, et plafonnés dans les limites autorisées par la loi BOI ou la loi IEAT.

Limite critique : L'article 49 s'applique aux personnes morales (sociétés) et non aux personnes physiques. Un étranger, aussi fortuné soit-il et quel que soit l'importance de son investissement dans la CEE, n'acquiert aucun droit de propriété foncière en vertu de l'article 49. Ce droit appartient à la personne morale. En matière de succession, c'est la structure juridique de l'entreprise qui détient l'activité promue par la CEE qui importe, et non le patrimoine personnel de l'investisseur.

Source: Loi CEE BE 2561, article 49 — confirmée dans la base de données juridiques Vortex.

Note importante concernant les exceptions : Toutes les exceptions sont limitées et d'autres pourraient exister. Chacune est assortie de conditions que la plupart des étrangers ne remplissent pas. Le droit Sap Ing Sith (Exception 1) est celui qui est le plus susceptible de concerner les étrangers résidant en Thaïlande. Si vous planifiez votre succession et souhaitez léguer des biens immobiliers thaïlandais à des héritiers étrangers, veuillez consulter un spécialiste. avocat immobilier thaïlandais pour savoir si une structure Sap Ing Sith convient à votre situation.
Note importante concernant les exceptions : Les six exceptions sont toutes limitées. Chacune est assortie de conditions que la plupart des étrangers ne remplissent pas. Le droit Sap Ing Sith (Exception 1) est celui qui concerne le plus les étrangers résidant en Thaïlande. Si vous planifiez votre succession et souhaitez léguer des biens immobiliers thaïlandais à vos héritiers étrangers, veuillez consulter un spécialiste. avocat immobilier thaïlandais pour savoir si une structure Sap Ing Sith convient à votre situation.

Article 93 du Code foncier : Dispositions relatives à l’héritage

Le Code foncier comporte une section spécifique relative à l'héritage des étrangers. L'article 93 stipule :

“ Un étranger qui acquiert des terres par succession en tant qu’héritier légal peut en devenir propriétaire avec l’autorisation du ministre de l’Intérieur. Toutefois, la superficie totale des terres ne doit pas excéder celle prévue à l’article 87. ”
Article 93, Loi sur le Code foncier, BE 2497 (1954)

À première vue, cela ressemble à une voie permettant à des étrangers de s'approprier des terres héritées. En pratique, c'est une lettre morte.

L'article 93 a été rédigé pour un cas de figure précis : un étranger ayant hérité d'un terrain d'un autre étranger qui en était légalement propriétaire en vertu d'un traité (article 86). En l'absence de traité en vigueur, aucun étranger ne possède aujourd'hui légalement de terrain au titre de l'article 86. La chaîne de transmission requise par l'article 93 n'existe donc plus.

Même si un héritier étranger sollicitait l'autorisation du ministre de l'Intérieur, aucun ministre ne peut légalement l'accorder. Aucun traité ne l'autorise. La pratique du ministère des Affaires foncières et de nombreux juristes confirment cette position.

Point clé pour les avocats : L'article 93 ne constitue pas un droit autonome pour les héritiers légaux étrangers. Il s'applique en complément de l'article 86. L'article 86 étant inapplicable (en l'absence de traité), l'article 93 est également inopérant pour l'enregistrement de la propriété. Il est donc déconseillé de conseiller à un client que l'article 93 lui offre une solution pratique pour conserver un terrain hérité.

Un étranger mariée à un ressortissant thaïlandais Celui qui décède en laissant des terres est un héritier légal en vertu de Article 1629 du Code civil et commercial. C’est clair. Être héritier légal ne rend pas l’article 93 applicable. Le mariage crée le droit successoral, il ne crée pas de traité.

Article 94 : Qu'advient-il du terrain ?

L’article 94 du Code foncier régit le sort des terres détenues par un étranger sans autorisation légale :

“ Tout terrain acquis illégalement ou sans autorisation par un étranger doit être cédé par ce dernier dans le délai fixé par le Directeur général, lequel délai ne peut être inférieur à cent quatre-vingts jours ni supérieur à un an. À défaut de cession dans le délai imparti, le Directeur général est habilité à en disposer. ”
Article 94, Loi sur le Code foncier, BE 2497 (1954)

Voici les dispositions applicables aux héritiers étrangers. L'héritier étranger dispose d'un délai de 180 jours à un an pour vendre le terrain. Le directeur général du Département foncier fixe le délai précis. L'héritier conserve le produit de la vente.

Si l'héritier ne vend pas dans les délais impartis, le directeur général peut procéder à la vente du terrain. L'héritier perçoit néanmoins le produit de la vente, mais perd la maîtrise du processus et le prix obtenu risque d'être inférieur à celui d'une vente à l'amiable.

Avertissement pratique : N'attendez pas que le service du cadastre agisse. Lancez la procédure de vente dès réception de la confirmation de l'héritage. Une vente forcée est rarement dans l'intérêt financier de l'héritier.

Ce qu'a dit la Cour suprême

La base de données juridiques Vortex contient plusieurs Décisions de la Cour suprême (Dika) Sur ce point précis, ces décisions ont été extraites directement de la base de données et vérifiées. Trois décennies de jurisprudence révèlent une tendance constante.

Décision de la Cour suprême n° 5825/2539 (1996)

Faits: Un étranger ne pouvait pas être propriétaire du terrain. Il l'a donc mis au nom de son enfant (le défendeur). À son décès, son autre enfant (le demandeur) a intenté une action en justice pour obtenir une part de l'héritage.

Problème: La Cour d'appel avait jugé que l'acquisition était nulle en vertu de l'article 86. Le demandeur n'avait donc aucun droit d'intenter une action en justice.

La Cour suprême a statué : Bien que l'acquisition fût illégale au regard de l'article 86, elle n'était pas pour autant nulle. L'étranger conservait le droit, en vertu de l'article 94, de disposer du terrain. Tant qu'il ne l'avait pas vendu, le terrain restait sa propriété. À son décès, il est devenu partie intégrante de sa succession. L'héritier légal pouvait alors réclamer sa part successorale.

Lois pertinentes : Articles 86 et 94 du Code foncier ; article 150 du Code civil et commercial ; article 55 du Code de procédure civile.

Décision de la Cour suprême n° 2752/2543 (2000)

Faits: Un ressortissant chinois (นายอุดม) a acheté un terrain et l'a enregistré au nom de son enfant mineur (le défendeur). Il a ensuite fait une demande de transfert de propriété. volonté Il a légué la terre à parts égales à ses trois enfants. Le défendeur, en sa qualité d'administrateur de la succession, a refusé de la diviser.

La Cour suprême a statué : L'étranger a acquis le terrain illégalement, conformément à l'article 86. Toutefois, cette acquisition n'était pas sans effet légal. Il conservait le droit, en vertu de l'article 94, d'en disposer. Tant qu'il n'en avait pas disposé, le terrain lui appartenait. Il pouvait donc rédiger un testament pour le léguer. Ce testament était valable et le patrimoine était divisible entre les héritiers.

Principe clé confirmé : Un étranger peut faire un La volonté thaïlandaise qui couvre les terres détenues en Thaïlande, même si cette détention n'était pas légale en vertu de l'article 86. L'administrateur de la succession doit se conformer à l'article 94 et distribuer le produit.

Décision de la Cour suprême n° 6089/2558 (2015)

Faits: Un ressortissant chinois a acquis 22 parcelles de terrain et les a enregistrées au nom de la défenderesse. Il a ensuite épousé la plaignante (sa seconde épouse) et a eu des enfants. Après avoir obtenu la nationalité thaïlandaise en 1988 et être décédé en 2003, sa veuve (en qualité d'administratrice de la succession) a intenté une action en justice contre la défenderesse (son enfant issu d'une première union) afin de récupérer les 22 parcelles.

Cour d'appel : La demande a été rejetée.

La Cour suprême a statué : Au moment du décès, le terrain restait la propriété de l'étranger. La désignation d'un prête-nom était illégale au regard de l'article 86. Toutefois, elle n'était pas nulle au sens de la privation de tous droits. L'article 94 préservait le droit de disposer du terrain, droit qui a été transféré à la succession. L'administrateur successoral était donc habilité à intenter une action et à faire transférer le terrain à la succession en vue de sa vente, conformément à l'article 94. Le produit de la vente serait ensuite partagé entre les héritiers.

Comité judiciaire : วีระวัฒน์ ปวราจารย์, เมทินี ชโลธร, ณัฏฐชัย C'est vrai.

Lois pertinentes : Articles 86 et 94 du Code foncier.

Décision de la Cour suprême n° 8195/2561 (2018)

Faits: Un terrain a été acquis par un étranger alors qu'il était encore en situation irrégulière. Une décision antérieure avait déjà ordonné la vente de ce terrain en vertu des articles 94 et 96 du Code foncier. L'étranger (ou sa succession) recevrait le produit de la vente en lieu et place de la propriété.

La Cour suprême a confirmé : Lorsqu'une vente de terrain est ordonnée en vertu de l'article 94, l'étranger (ou ses ayants droit) perçoit le produit de la vente. Il ne reçoit pas la propriété du terrain. Le jugement dispense l'étranger de sa signature sur les documents de transfert.

Source: Vérifié directement à partir de la base de données juridiques Vortex.

Décision de la Cour suprême n° 301/2538 (1995)

Détenu: Les restrictions du Code foncier s'appliquent aux terrains en tant que biens géographiques. Elles ne s'appliquent pas aux bâtiments qui y sont construits. Un étranger peut être propriétaire d'un bâtiment érigé sur un terrain qui ne lui appartient pas. Ce principe est pertinent en matière de succession : un héritier étranger peut hériter de la maison et la conserver, mais doit vendre le terrain sur lequel elle est construite.

Source: Cité sur thaisolicitor.com et conforme à la pratique du Département foncier. Veuillez vérifier dans les registres officiels du tribunal avant de l'utiliser dans le cadre d'un litige.

Arrêt n° 1180/2563 (2020) de la Cour suprême

Faits: Un ressortissant chinois vivait en Thaïlande avec une conjointe de fait thaïlandaise et avait dix enfants reconnus. Il est décédé le 2 octobre 1999. L'un de ses enfants a été nommé administrateur de la succession et a entamé une procédure de transfert de propriété d'un terrain appartenant à un frère ou une sœur, afin de le répartir en vertu de l'article 94 et de partager le produit de la vente.

La Cour suprême a statué : Le terrain faisait partie du patrimoine et devait être vendu en vertu de l'article 94. La Cour a apporté une précision importante : le fait que les terres soient transmises aux héritiers par succession est pas en soi une élimination Au sens de l'article 94, la réception du bien par succession n'éteint pas l'obligation de vente. L'obligation de disposition existant du vivant de l'étranger est transférée à la succession et incombe à l'administrateur successoral et aux héritiers.

Détention de clés (thaï) : “" Comptes rendus Conseils d'administration Notes d'auteur 94 ”

Comité judiciaire : วัฒนา วิทยกุล, สราวุธ ศิริภาณุรักษ์, สุรพล C'est vrai.

Lois pertinentes : Articles 86 et 94 du Code foncier ; articles 1336, 1360, 1600 et 1754 du Code civil et commercial.

Source: Vérifié directement dans la base de données juridiques Vortex.

Ces décisions, rendues sur quatre décennies, convergent vers une même conclusion : l’acquisition illégale de terres par un étranger – ou son héritage – n’est pas sans conséquence. Le droit de disposer de ces terres et d’en percevoir le produit est un droit réel et exécutoire, transmissible par succession aux héritiers. La décision 1180/2563 apporte un éclairage pratique important : la réception de terres par succession ne dispense pas de l’obligation de disposition prévue à l’article 94. Cette obligation est transférée à l’administrateur successoral.

Le cas particulier d'un conjoint étranger

Le cas le plus fréquent dans notre pratique est celui d'un couple thaï-étranger. Le conjoint thaïlandais est propriétaire d'un terrain. Ce conjoint décède. Le conjoint étranger souhaite alors connaître les suites successorales.

Le conjoint étranger est un héritier légal. En vertu de Article 1629 du Code civil et commercial, En cas de décès, le conjoint survivant hérite avec les autres héritiers légaux du défunt (les enfants en premier, puis les parents). Sa part dépend de la catégorie d'héritiers concernée. L'article 1635 régit la part du conjoint survivant dans chaque cas.

Le conjoint étranger possède donc un droit successoral valable. Il hérite du droit de percevoir le produit de la vente du terrain, et non du terrain lui-même.

Voici comment cela se déroule en pratique :

  1. Le conjoint thaïlandais décède. La succession est ouverte par le biais d'une procédure d'homologation de testament devant les tribunaux thaïlandais.
  2. Un administrateur successoral est désigné (souvent le conjoint étranger ou un autre héritier).
  3. Le terrain est identifié comme faisant partie du domaine. Le service du cadastre en a été informé.
  4. Le directeur général fixe un délai d’élimination (de 180 jours à un an).
  5. Le terrain est vendu. L'héritier étranger reçoit sa part du produit de la vente.

Un point pratique à considérer : le terrain appartenant au conjoint thaïlandais a peut-être été acquis en vertu du règlement ministériel de 1999. Selon ce règlement (lettre du ministère de l’Intérieur Mor.Thor 0710/Wor.792 du 23 mars 1999), un ressortissant thaïlandais marié à un étranger peut acheter un terrain. Toutefois, les deux conjoints doivent signer une déclaration au bureau du cadastre confirmant que les fonds utilisés constituaient la propriété personnelle du conjoint thaïlandais (sin suan tua) et non un bien commun (sin somros). Consultez notre guide. sur la lettre de confirmation en Thaïlande.

Cette déclaration est essentielle pour la succession. Elle établit que le terrain appartient exclusivement au conjoint thaïlandais. Le conjoint étranger ne dispose d'aucun droit de copropriété préexistant. Le droit successoral est le seul fondement de ses droits. Ces droits s'accompagnent de l'obligation de vente prévue par l'article 94.

À l'attention des avocats : Si la déclaration de 1999 n'a pas été signée correctement, il est possible que l'argent ayant servi à l'achat du terrain provienne en partie des fonds communs. Cela pourrait influencer le calcul de la succession. Nous avons déjà constaté des litiges sur ce point précis. Consultez les documents du cadastre et vérifiez la déclaration avant de donner votre avis sur la part successorale. Consultez notre guide. Loi thaïlandaise sur le mariage pour la distinction sin somros / sin suan tua.

Terrain, appartement ou maison : une comparaison

Les héritiers étrangers sont soumis à des règles différentes selon la nature du bien hérité. Ce tableau récapitule les principales catégories.

Type de propriété Un héritier étranger peut-il enregistrer la propriété ? Délai pour agir Notification requise ? Résultat en cas d'absence d'action
Terre (chanote, NS3, NS3K) Non (sauf exception) 180 jours à 1 an (fixé par le directeur général) Oui (aviser le bureau foncier) Le directeur général vend le terrain
Sap Ing Sith à droite (ทรัพย์อิงสิทธิ) Oui — transmissible par héritage en vertu de l'article 12 de la loi Aucune élimination forcée Faites enregistrer l'héritage au bureau du cadastre. Ce droit demeure valable pour la durée restante (maximum 30 ans).
Appartement en copropriété (étranger qualifié) Oui, dans le quota étranger 49% Pas de vente forcée si le quota est disponible Avertir le bureau foncier dans les 60 jours Vente obligatoire si le quota est atteint
Appartement en copropriété (étranger non qualifié) Non 1 an après l'acquisition Avertir par écrit dans un délai de 60 jours Le directeur général vend l'unité
Maison / bâtiment sur terrain Oui (bâtiment uniquement, conformément à la décision SC 301/2538) Aucune limite de temps pour le bâtiment Non L'étranger conserve le bâtiment ; il doit vendre le terrain
Bail (sans clause de succession) N/A (le bail prend fin au décès du locataire) N / A Non Le bail prend fin automatiquement
Usufruit S/O (droit personnel, non transmissible par héritage) N / A Non L'usufruit s'éteint au décès du titulaire

Les règles relatives aux copropriétés sont définies à l'article 19(7) de la loi sur les copropriétés. Un héritier étranger qualifié est une personne répondant aux critères de l'article 19(1) : résident permanent, étranger ayant bénéficié d'un financement par investissement ou personne ayant transféré des devises étrangères en Thaïlande. La plupart des expatriés ne remplissent pas ces conditions. Ils sont considérés comme non qualifiés et sont soumis à la règle du délai d'un an pour la cession.

Qu’en est-il des baux et des usufruits ?

Bail

En Thaïlande, un bail n'est pas un droit de propriété. Il s'agit d'un droit contractuel personnel régi par les dispositions relatives à la location de biens du Code civil et commercial. Le bail est attaché à la personne du preneur. À son décès, il prend fin.

La seule exception concerne les baux comportant une clause de succession spécifique. Grâce à une telle clause, l'héritier peut se substituer au preneur. Toutefois, ce droit n'est pas automatiquement opposable à tout successeur du bailleur. Même en présence d'une clause de succession, les droits de l'héritier sont contractuels et non des droits de propriété enregistrés.

Si vous associez un bail emphytéotique à un droit de superficie enregistré (le droit de propriété sur les constructions d'un terrain), ce droit peut survivre au décès du preneur et être transmissible par héritage. Cette combinaison offre une meilleure sécurité à long terme qu'un bail seul. Consultez notre guide sur droit de propriété thaïlandais pour plus de détails sur les superficies et les structures de location.

Usufruit

A usufruit Ce titre confère à son titulaire le droit d'utiliser et de jouir du terrain d'autrui pour une durée déterminée ou à vie. Il est enregistré au cadastre et opposable aux futurs propriétaires du terrain.

Mais il s'agit d'un droit personnel. Il n'est pas transmissible par héritage. Au décès de l'usufruitier, ce droit s'éteint. La propriété revient alors au nu-propriétaire, libre de tout usufruit. Ceci est confirmé par les articles 1417 à 1428 du Code civil et commercial.

De nombreux étrangers détiennent usufruits sur un terrain enregistré au nom de leur conjoint thaïlandais. Au décès de l'étranger, l'usufruit prend fin. Au décès du conjoint thaïlandais, le terrain (libre d'usufruit) entre dans la succession. L'héritier étranger est alors soumis aux obligations prévues par l'article 94.

Note de planification : Si votre structure actuelle consiste en un usufruit sur les terres de votre conjoint thaïlandais, examinez si un arrangement Sap Ing Sith ne serait pas plus adapté à vos objectifs de planification successorale. Un droit Sap Ing Sith est transmissible par héritage, contrairement à un usufruit.

Qu'en est-il d'un testament thaïlandais ?

Un étranger qui possède des terres en Thaïlande — même illégalement, par le biais d'un prête-nom — peut faire une Testament thaïlandais qui couvre ce territoire. L'arrêt n° 2752/2543 de la Cour suprême le confirme directement.

Le testament ne modifie pas la règle. Le terrain doit toujours être vendu conformément à l'article 94. Cependant, le testament détermine les bénéficiaires du produit de la vente. En l'absence de testament thaïlandais valide, le produit de la vente est distribué selon les règles successorales légales prévues par le Code civil et commercial. Avec un testament, le défunt peut désigner des bénéficiaires pour la distribution du produit de la vente, y compris des bénéficiaires étrangers qui ne font pas partie des héritiers légaux.

Un testament thaïlandais portant sur des biens immobiliers doit être rédigé en Thaïlande par un avocat thaïlandais. Les tribunaux thaïlandais appliquent le droit thaïlandais à la succession des biens immobiliers situés en Thaïlande. Consultez notre guide. Testament thaïlandais pour les exigences formelles prévues par le Code civil et commercial.

Dispositions relatives aux candidats : un avertissement

Les affaires de la Cour suprême mentionnées ci-dessus (notamment 5825/2539, 2752/2543 et 6089/2558) concernaient toutes des étrangers détenant des terres par l'intermédiaire de prête-noms thaïlandais. L'étranger avait acquis le terrain, tandis qu'un Thaïlandais en détenait le titre de propriété. Il s'agit d'un montage de prête-nom.

Ces affaires ont confirmé que ce montage a une certaine valeur juridique en matière de succession. Le patrimoine de l'étranger conserve le droit aux produits de la succession en vertu de l'article 94. Cependant, cela ne saurait être interprété comme une approbation des montages de prête-nom. Ces montages sont illégaux. L'article 113 du Code foncier prévoit des amendes et jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour quiconque agit en tant que prête-nom pour un étranger dans une transaction foncière.

Ces décisions ont réglé des litiges successoraux découlant d'arrangements préexistants. Elles n'ont pas légalisé l'arrangement initial. Des alternatives légales existent, notamment le Sap Ing Sith, l'acquisition d'un appartement en copropriété et les arrangements de superficie. Il est conseillé de les utiliser.

Risque juridique : Les structures foncières utilisant un prête-nom exposent à la fois le mandant étranger et le prête-nom thaïlandais à des poursuites pénales. Le terrain peut être saisi. La participation du conjoint thaïlandais à un tel montage peut également l'exposer à des poursuites. Si vous envisagez une telle structure, consulter un avocat thaïlandais renseignez-vous sur les alternatives légales avant de poursuivre.

Liste de contrôle pratique pour les héritiers étrangers

Si vous êtes un héritier étranger et que vous gérez une succession portant sur des terres thaïlandaises, voici la procédure à suivre :

  1. Demande d'administration successorale. Obtenez une ordonnance d'un tribunal thaïlandais désignant un administrateur successoral. Cette ordonnance est obligatoire avant que le Bureau du cadastre puisse procéder à tout transfert de propriété.
  2. Vérifiez si une exception s'applique. Le défunt détenait-il un droit Sap Ing Sith ? Une promotion BOI ? Un droit foncier sur une zone industrielle IEAT ? Si oui, des règles différentes s’appliquent et vous pourriez ne pas être soumis à l’obligation de cession prévue à l’article 94.
  3. Identifier tous les biens fonciers. Obtenez les titres de propriété (titre foncier, NS3, etc.) et consultez les registres du cadastre. Vérifiez quelles parcelles font partie du domaine et quel type de titre de propriété elles possèdent.
  4. Avertir le service foncier. L'administrateur de la succession doit informer le Bureau foncier que l'héritier est un étranger et que le terrain doit être aliéné en vertu de l'article 94.
  5. Faites appel à un agent immobilier agréé ou à un avocat. La vente doit être finalisée dans le délai fixé par le directeur général. Agissez sans tarder. Un an, compte tenu des formalités successorales et administratives, le délai est plus court qu'il n'y paraît.
  6. Transférer le produit de la vente. Une fois le terrain vendu, le produit de la vente est distribué aux héritiers selon les modalités suivantes : volonté ou les règles légales. L'héritier étranger reçoit sa part en espèces.
  7. Gérez le bâtiment séparément. S'il y a une maison sur le terrain, il est conseillé de consulter un avocat afin de dissocier le titre de propriété de celui du terrain. L'héritier étranger peut conserver la maison même après la vente du terrain (conformément à l'arrêt n° 301/2538 de la Cour suprême).

Foire aux questions

Un étranger peut-il hériter de terres en Thaïlande ?

Dans la plupart des cas, un étranger peut recevoir un terrain en héritage, mais ne peut pas en faire enregistrer le titre de propriété à son nom. Il doit vendre le terrain dans le délai fixé par le directeur général du Département foncier (entre 180 jours et un an) et conserver le produit de la vente. Il existe des exceptions limitées, notamment Droits de Sap Ing Sith, les terrains du BOI et les terrains des zones industrielles — où des règles différentes s'appliquent.

Existe-t-il des exceptions permettant aux étrangers de posséder des terres en Thaïlande ?

Oui. Il existe six exceptions légales : la loi sur les droits de propriété (Sap Ing Sith, 2019), l’article 96bis du Code foncier (voie d’investissement de 40 millions de bahts), l’article 27 de la loi sur la promotion des investissements (terrains du BOI), l’article 44 de la loi IEAT (terrains de zones industrielles), la loi sur le corridor économique oriental pour les investisseurs promus par la CEE, et éventuellement les titulaires de concessions pétrolières. Chacune de ces exceptions est limitée. La plupart des expatriés ne remplissent les conditions requises pour en bénéficier.

Qu'est-ce que le Sap Ing Sith et un étranger peut-il en hériter ?

Le Sap Ing Sith (ทรัพย์อิงสิทธิ) est un droit de propriété enregistré, créé par la loi sur les droits fonciers BE 2562 (2019). Il confère à son titulaire des pouvoirs similaires à ceux d'un propriétaire sur une parcelle de terre chanote spécifique, pour une durée maximale de 30 ans. L'article 12 de la loi stipule explicitement que ce droit est transmissible par héritage. Un héritier étranger qui reçoit un Sap Ing Sith n'est pas soumis à l'obligation de disposition prévue à l'article 94. Il s'agit de ce qui se rapproche le plus de la propriété foncière actuellement accessible aux étrangers en Thaïlande.

Que se passe-t-il si un étranger ne vend pas un terrain hérité dans un délai d'un an ?

En vertu de l'article 94 du Code foncier, le directeur général du Département du cadastre est habilité à vendre le terrain au nom de l'héritier. L'héritier étranger perçoit toujours le produit de la vente, mais perd tout contrôle sur le processus de vente et le prix obtenu.

Un étranger marié à une personne thaïlandaise peut-il hériter des terres de son conjoint ?

Oui. Un conjoint étranger est un héritier légal en vertu de la loi. Article 1629 du Code civil et commercial. Ils héritent, mais ne peuvent pas en faire enregistrer la propriété. Ils doivent vendre le terrain dans le délai prescrit et en conserver le produit.

Un étranger peut-il hériter d'un appartement en copropriété en Thaïlande ?

Cela dépend de leur statut. S'ils remplissent les conditions prévues à l'article 19(1) de la loi sur la copropriété (résident permanent ou personne ayant transféré des devises étrangères en Thaïlande), ils peuvent enregistrer leur propriété dans le cadre du quota 49% réservé aux étrangers. Dans le cas contraire, ils doivent en informer le Bureau du cadastre dans un délai de 60 jours et vendre le bien dans un délai d'un an.

Que dit l'article 93 du Code foncier à propos des héritiers étrangers ?

L'article 93 prévoit qu'un étranger peut hériter d'un bien foncier en tant qu'héritier légal, sous réserve de l'autorisation du ministre de l'Intérieur. En pratique, aucun ministre n'est aujourd'hui habilité à accorder cette autorisation. Celle-ci requiert un traité bilatéral, et le dernier traité de ce type a expiré en 1970. Aucun traité n'est actuellement en vigueur.

Un étranger peut-il posséder une maison ou un bâtiment sur un terrain hérité ?

Oui. Les restrictions du Code foncier s'appliquent au terrain lui-même, et non aux constructions qui s'y trouvent. La Cour suprême thaïlandaise a confirmé, dans sa décision n° 301/2538 (1995), que les étrangers peuvent être propriétaires d'un bâtiment sur un terrain. Un héritier étranger peut donc conserver la maison tout en vendant le terrain sur lequel elle est construite.

L'usufruit est-il transmissible aux héritiers au décès du titulaire ?

Non. A usufruit Il s'agit d'un droit personnel en vertu du droit thaïlandais. Il s'éteint automatiquement au décès de son titulaire et n'est pas transmissible par succession. Ceci est confirmé par les articles 1417 à 1428 du Code civil et commercial.

Points clés à retenir

  • La règle de base est que les étrangers ne peuvent pas posséder de terres en Thaïlande. Mais il existe six exceptions légales ; la plupart des étrangers ne remplissent les conditions requises pour en bénéficier.
  • L'exception la plus importante pour les étrangers individuels est la loi BE 2562 (2019) sur les droits fondés sur la propriété, qui crée des droits Sap Ing Sith : enregistrés, transférables et explicitement héréditaires jusqu'à 30 ans sur les terres chanote.
  • L'article 93 du Code foncier autorise en théorie l'héritage étranger. En pratique, il est inopérant. Aucun traité ne permet de l'activer.
  • L'article 94 est la disposition applicable à la plupart des héritiers étrangers. Ils doivent vendre le terrain dans le délai fixé par le directeur général (de 180 jours à 1 an) et conserver le produit de la vente.
  • La Cour suprême a confirmé dans plusieurs décisions (5825/2539, 2752/2543, 6089/2558) que les terres détenues par un étranger — même illégalement — font partie de la succession au décès et peuvent être aliénées au profit des héritiers.
  • Les étrangers peuvent être propriétaires de bâtiments, mais pas du terrain sur lequel ils sont construits. Un héritier étranger peut conserver une maison tout en étant tenu de vendre le terrain.
  • Les unités de copropriété sont soumises à des règles différentes. Les héritiers étrangers admissibles peuvent enregistrer la propriété dans le cadre du quota 49%. Les héritiers étrangers non admissibles doivent vendre dans un délai d'un an.
  • A usufruit Ce droit disparaît avec son détenteur et ne peut être hérité. Un droit Sap Ing Sith, en revanche, est transmissible par héritage. Prévoyez en conséquence.
  • Un valide La volonté thaïlandaise Elle détermine qui recevra le produit de la vente. En l'absence de testament, les règles successorales légales s'appliquent.
  • Les structures de prête-nom sont illégales. Utilisez des alternatives légales. Agissez rapidement concernant les biens hérités : le délai de vente est plus court qu’il n’y paraît une fois les formalités successorales prises en compte.

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Liens : – Département des terres en Thaïlande

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